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Église Notre-Dame de Bodilis dans le Finistère

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise gothique

Église Notre-Dame de Bodilis

    Rue Notre-Dame
    29400 Bodilis
Propriété de la commune
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
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Église Notre-Dame de Bodilis
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Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
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Église Notre-Dame de Bodilis
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Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
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Église Notre-Dame de Bodilis
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Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Église Notre-Dame de Bodilis
Crédit photo : Tango7174 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1533
Statut de trève
1564–1570
Construction de l’église
1585–1601
Porche méridional
1653–1657
Bas-côté nord
1669
Retable du Rosaire
1910
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. A 431) : classement par arrêté du 19 novembre 1910

Personnages clés

François de Tournemine - Seigneur de Coetmeur Signataire de l’accord de 1533.
Philippe Beaumanoir - Architecte morlaisien Concepteur du chevet (1564).
Maurice Le Roux - Sculpteur quimpérois Auteur du retable du Rosaire (1669).
Christophe Kerandel - Architecte Constructeur de la sacristie (1677–1686).

Origine et histoire

L’église Notre-Dame de Bodilis trouve son origine à la fin du XVe siècle sous la forme d’une chapelle, lieu de pèlerinage prospère grâce aux donations des fidèles. En 1533, un accord entre François de Tournemine (seigneur de Coetmeur) et Christophe de Chauvigné (évêque de Léon) officialise son statut de trève, marquant le début de sa transformation. La construction de l’édifice actuel débute en 1564, comme l’indique la date gravée sur le chevet conçu par l’architecte Philippe Beaumanoir, et s’achève en 1570. Ce chevet à noues multiples, typique de la Renaissance bretonne, symbolise la richesse du Pays de Léon à cette époque.

Au cours des XVIe et XVIIe siècles, l’église subit plusieurs campagnes d’embellissement reflétant son importance communautaire. Entre 1585 et 1601, un porche méridional est ajouté au droit de la deuxième travée de la nef. Le bas-côté nord, aussi large que la nef, est construit entre 1653 et 1657, tandis que le bas-côté sud est modifié entre 1663 et 1670, avec des arcs diaphragmes séparant ses travées. Ces travaux s’accompagnent d’éléments décoratifs remarquables, comme les sablières sculptées de la nef ou le retable du Rosaire réalisé en 1669 par Maurice Le Roux de Quimper.

La sacristie, ouverte sur le bas-côté nord, est érigée entre 1677 et 1686 par l’architecte Christophe Kerandel. Le maître-autel, ajouté par Guillaume Lerrel de Landivisiau entre 1695 et 1700, et la chaire à prêcher de François Lesquelen (1744) complètent cet ensemble. L’église, classée monument historique en 1910, témoigne ainsi de l’évolution tardive de l’art religieux breton, mêlant héritages gothiques (ogives du clocher) et influences Renaissance. Son intérieur, de type « nef obscure », se distingue par des colonnes aux bases circulaires servant de bancs, une particularité bretonne.

Deux erreurs de construction marquent son histoire : la première arcade retombe sur une colonne engagée dans le pignon ouest, créant un décrochement atypique, tandis qu’une grande arcade du côté droit de l’autel présente une voussure mal alignée avec sa colonne, refaite en 1670. Ces imperfections, loin de nuire à l’édifice, soulignent son caractère vivant et évolutif, façonné par les artisans locaux sur près de deux siècles.

Liens externes