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Eglise paroissiale à Manduel dans le Gard

Gard

Eglise paroissiale

    10 Place de la Mairie
    30129 Manduel
Eglise paroissiale
Eglise paroissiale
Eglise paroissiale
Eglise paroissiale
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Eglise paroissiale
Eglise paroissiale
Eglise paroissiale
Eglise paroissiale
Eglise paroissiale
Eglise paroissiale
Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1856
Décision de reconstruction
3 novembre 1859
Pose de la première pierre
10 avril 1862
Consécration de l’église
1866
Fin des litiges financiers
2016
Classement monument historique
1er octobre 2023
Inauguration après restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église paroissiale en totalité (cad. AB 310) : inscription par arrêté du 25 octobre 2016

Personnages clés

Henri Révoil - Architecte en chef Concepteur de l’église, superviseur des travaux (1859-1862).
Bernard Gentilini - Peintre décorateur Auteur des peintures murales (1862).
Frédéric Martin - Maître verrier Créateur des vitraux originaux (1862).
Paul Hubert Colin - Sculpteur présumé Auteur possible des statues extérieures.
Mgr Plantier - Évêque de Nîmes Consacre l’église en 1862.
Mgr Nicolas Brouwet - Évêque de Nîmes Inaugure l’église restaurée en 2023.

Origine et histoire

L'église Saint-Genest de Manduel, située dans le département du Gard en région Occitanie, a été construite en 1859 sur les fondations d’un édifice antérieur, démoli en raison de son état délabré et de l’augmentation démographique. Dirigée par l’architecte Henri Révoil, sa construction s’inscrit dans un projet municipal visant à moderniser le lieu de culte, avec une réorientation vers le nord pour s’intégrer au nouvel aménagement urbain, notamment le cours Jean-Jaurès. La première pierre fut posée le 3 novembre 1859, et l’église fut consacrée en 1862, après des tensions financières entre les entrepreneurs et l’architecte.

Les décors intérieurs, réalisés en 1862 par le peintre Bernard Gentilini, s’inspirent des motifs romains, comme ceux de l’église Saint-Andrea-della-Valle. Les vitraux, créés par Frédéric Martin d’Avignon, furent partiellement détruits pendant la Seconde Guerre mondiale et restaurés en 1950, puis à nouveau en 1998 par Frédéric Fayard. L’édifice, de style néo-roman, se distingue par sa nef voûtée d’ogives, ses trois absides semi-circulaires, et un clocher carré surmonté d’une flèche hexagonale en pierre ajourée.

Classée monument historique en 2016, l’église a fait l’objet d’une campagne de restauration majeure à partir de 2022, financée par la commune et des dons privés. Les travaux, divisés en trois phases, ont porté sur la charpente, la toiture, les vitraux, et les peintures murales, dont certaines représentaient les quatre évangélistes. Les matériaux d’origine, comme la pierre de Beaucaire ou les briques à crochets, ont été préservés autant que possible. L’inauguration après restauration a eu lieu le 1er octobre 2023, en présence de Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Nîmes.

Les sculptures extérieures, attribuées à des artistes locaux comme Paul Hubert Colin ou Pierre Michel, incluent des statues de la Vierge et de saint Geniès, ajoutées en 1856 et 1891. Le tympan du portail central arbore une croix pattée et l’inscription « In hoc signo vinces », rappelant les influences symboliques médiévales. Les chapiteaux intérieurs reprennent des motifs liés aux litanies de la Vierge, comme la « tour de David » ou la « cité de Dieu », similaires à ceux de l’église de Milhaud, également conçue par Révoil.

Le financement initial, estimé à 76 190 francs en 1857, fut ajusté à 95 644 francs, provoquant des litiges entre les entrepreneurs Guérin et Fabre et la commune. Un décret impérial autorisa un emprunt pour couvrir les coûts, et les travaux furent réceptionnés en 1861. Des restaurations ponctuelles eurent lieu aux XIXe et XXe siècles, notamment pour la toiture (1920) ou les vitraux (1950, 1998). La dernière campagne, soutenue par la Fondation du patrimoine, a permis de redonner à l’édifice son éclat d’origine, tout en modernisant ses installations (électricité, accessibilité).

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