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Église Saint-Didier dans le Rhône

Église Saint-Didier


    69440 Chabanière
Propriété de la commune
Crédit photo : Wayne77 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1868
Souscription publique
10 décembre 1871
Bénédiction de l'église
1934
Restauration des couvertures
28 septembre 2023
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L’église Saint-Didier et sa parcelle d’assiette, en totalité, située place des Deux Clochers, au bourg de l’ancienne commune de Saint-Didier-sous-Riverie, sur la parcelle n° 241, figurant au cadastre section 195 C : inscription par arrêté du 28 septembre 2023

Personnages clés

Abbé Duon (1813–1886) - Initiateur du projet Lança la souscription et supervisa la construction.
Résillot - Architecte stéphanois Dirigea le début des travaux.
Jean-François Berthenod - Architecte lyonnais Poursuivit la construction après Résillot.
Louis Mortamet - Architecte restaurateur Intervint sur les couvertures en 1934.
Atelier Pagnon-Deschelettes - Verriers Auteurs des vitraux du chœur et de la nef.

Origine et histoire

L'église Saint-Didier de Chabanière, construite au 3e quart du XIXe siècle, remplace une ancienne église devenue trop exiguë. Son architecture éclectique, dominée par le style néogothique, se distingue par une façade austère en pierre granitique gris-bleu, animée par des joints clairs et des statues en pierre rose. La composition centrale, bien que modeste face aux deux tours massives, est rehaussée par un porche en calcaire clair surmonté d’une Vierge. À l’intérieur, la nef voûtée en croisée d’ogives contraste avec la luminosité des vitraux, œuvres de l’atelier Pagnon-Deschelettes, qui occupent toutes les baies du chœur et de la nef. Les stalles et la chaire en bois, d’une facture soignée mais d’auteur non identifié, complètent cet ensemble harmonieux.

L’édification de l’église fut initiée sous la direction de l’abbé Duon (1813–1886), qui lança une souscription publique en 1868 pour financer les travaux, récoltant 60 921 francs. La construction débuta avec l’architecte stéphanois Résillot, puis fut reprise par Berthenod de Lyon. L’église fut bénie le 10 décembre 1871, avant d’être restaurée en 1934 par Louis Mortamet, qui intervint notamment sur les couvertures. Une chapelle baptismale heptagonale, ornée de peintures et équipée d’une cuve en pierre et de serrureries en fer forgé, occupe le rez-de-chaussée de l’une des tours. Classée Monument Historique en 2023, l’église et sa parcelle sont aujourd’hui propriété de la commune.

Le style de l’église Saint-Didier illustre l’influence du mouvement néogothique en France au XIXe siècle, marqué par un retour aux formes médiévales et une recherche d’authenticité architecturale. L’utilisation de matériaux locaux (granit, calcaire) et la collaboration avec des ateliers renommés, comme celui des verriers Pagnon-Deschelettes, témoignent d’un souci de qualité artistique. La souscription publique reflète quant à elle l’engagement de la communauté locale dans ce projet, typique des initiatives paroissiales de l’époque pour moderniser les lieux de culte.

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