Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Étienne de Melay en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Église Saint-Étienne de Melay

    6 Rue de Chenay
    71340 Melay

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
fin XIIe siècle
Construction du clocher
1696-1705
Premier agrandissement
1733
Restauration du clocher
1856
Reconstruction totale
1877-1878
Agrandissement et perron
1973
Restauration après foudre
2011-2012
Rénovation intérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Marie Thiard de Bragny - Abbesse de la Bénisson-Dieu Finança les réparations du clocher en 1733.
Abbé Gauthier - Curé de Melay Supervisa la construction du perron en 1901.
Gédéon Morel - Fondeur de cloches Créa la petite cloche en 1842.
Burnichon - Fondeur à Coutouvre Réalisa la grosse cloche en 1858.
Sylvie Carayol Renard - Artiste verrière Auteur des vitraux modernes (1989).

Origine et histoire

L’église Saint-Étienne de Melay, située dans le département de Saône-et-Loire en Bourgogne-Franche-Comté, trouve ses origines au XIe siècle, bien que l’édifice actuel soit majoritairement une reconstruction du XIXe siècle. Seul le clocher, datant de la fin du XIIe siècle, subsiste de la première église. Cette dernière était placée sous la protection alternée de l’abbé de Saint-Rigaud de Ligny et du prieur d’Anzy-le-Duc, reflétant les liens étroits entre le pouvoir religieux local et les seigneurs de l’époque.

Le premier agrandissement significatif intervient entre 1696 et 1705, suivi en 1733 par des réparations majeures du clocher (murs, arcs-boutants, voûtes) financées par Marie Thiard de Bragny, abbesse de la Bénisson-Dieu, et le curé Bardet. Ces travaux illustrent l’importance de l’église comme lieu de patronage et de mécénat aristocratique et clérical. En 1856, l’église, devenue trop exiguë, est démolie et reconstruite dans le cimetière voisin, conservant uniquement son clocher historique. Un nouvel agrandissement en 1877-1878 ajoute deux travées et déplace la grande porte, nécessitant la construction d’un perron en 1901 sous l’impulsion de l’abbé Gauthier.

Au XXe siècle, l’église fait l’objet de modernisations et restaurations continues : électrification en 1928, réfection de la flèche du clocher en 1954, restauration après un incendie causé par la foudre en 1973, et rénovation intérieure entre 2011 et 2012. Les vitraux, mêlant créations du XIXe siècle et modernes (comme ceux de Sylvie Carayol Renard en 1989), ainsi que les statues en plâtre polychrome de style Saint-Sulpice, témoignent de son évolution artistique. Les cloches actuelles, installées au XIXe siècle, portent les marques des fondeurs Gédéon Morel (1842) et Burnichon (1858), ce dernier ayant réalisé une cloche de 1 200 kg ornée d’une inscription dédiée à ses parrain et marraine, membres de l’aristocratie locale.

Architecturalement, l’église se distingue par son absence de transept et sa nef de sept travées flanquée de bas-côtés, prolongée par une abside centrale et deux absidioles latérales. Les huit chapiteaux du chœur, dont cinq attribués à l’atelier de Neuilly-en-Donjon, rattachent l’édifice au style roman du Brionnais. Aujourd’hui, l’église Saint-Étienne reste un lieu de culte catholique actif, intégré à la paroisse Saint-Hugues-en-Brionnais-Bords-de-Loire, et classée parmi les patrimoines religieux remarquables de Saône-et-Loire.

Liens externes