Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du chœur roman
Construction du chœur roman
XIIe siècle (≈ 1250)
Seul vestige de l’édifice originel.
1531 (1ère moitié XVIe siècle)
Remaniemens gothiques et Renaissance
Remaniemens gothiques et Renaissance
1531 (1ère moitié XVIe siècle) (≈ 1650)
Chapelles, transept, clocher et baie axiale refaits.
1844
Reconstruction de la flèche
Reconstruction de la flèche
1844 (≈ 1844)
Après destruction par la foudre.
1785 (4e quart XVIIIe siècle)
Restauration nef et clocher
Restauration nef et clocher
1785 (4e quart XVIIIe siècle) (≈ 1887)
Travaux pré-révolutionnaires majeurs.
5 novembre 1927
Première protection MH
Première protection MH
5 novembre 1927 (≈ 1927)
Chœur, transept et clocher inscrits.
24 janvier 2006
Extension protection MH
Extension protection MH
24 janvier 2006 (≈ 2006)
Nef et portique ajoutés à l’inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le choeur, le transept et le clocher : inscription par arrêté du 5 novembre 1927 - La nef et le portique de l'église (cad. AB 81) : inscription par arrêté du 24 janiver 2006
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
L’église Saint-Germain-d’Auxerre de Fontaines-en-Duesmois, située en Côte-d’Or, trouve ses origines au XIIe siècle, période à laquelle son chœur fut édifié. Ce vestige roman, seul élément subsistant de la construction primitive, témoigne de l’architecture religieuse médiévale de la région. Les transformations majeures interviennent au début du XVIe siècle (vers 1531) : reconstruction des chapelles, de la croisée du transept, et du clocher, ainsi que l’aménagement de la baie axiale du chœur. Ces remaniements reflètent l’évolution des styles gothique flamboyant et Renaissance, marqués par un souci d’embellissement et d’agrandissement des lieux de culte.
En 1785, d’importants travaux de restauration concernent la nef et le clocher, illustrant une volonté de préservation à la veille de la Révolution française. La flèche du clocher, détruite par la foudre, est reconstruite en 1844, ajoutant une touche néoclassique à l’édifice. Le plan en croix latine, caractéristique des églises paroissiales, comprend une nef unique voûtée de deux travées, précédée d’un porche toscan à fronton triangulaire, rare exemple d’influence antique dans l’architecture religieuse bourguignonne.
Le mobilier de l’église, particulièrement riche, inclut des éléments classés Monuments Historiques : une dalle funéraire du XIVe siècle, une peinture murale du XVe siècle (Descente de Croix), et un vitrail de l’Arbre de Jessé du XVe siècle. La statuaire, datant des XVe–XVIIe siècles, compte des pièces majeures comme une Pietà du XVe siècle (classée en 1908) et des représentations de saints locaux (Germain d’Auxerre, Barbe, Nicolas). Ces œuvres illustrent à la fois la dévotion populaire et le mécénat artistique des communautés rurales bourguignonnes.
L’église bénéficie d’une double protection au titre des Monuments Historiques : une première inscription en 1927 pour le chœur, le transept et le clocher, suivie d’une extension en 2006 incluant la nef et le portique. Ce statut souligne la valeur patrimoniale d’un édifice marqué par près de neuf siècles d’histoire, où se superposent les styles roman, gothique, Renaissance et néoclassique, reflétant les évolutions artistiques et religieuses de la Bourgogne.
Le décor peint intérieur, composé de scènes figuratives, d’une litre funéraire et de croix de consécration, rappelle les pratiques liturgiques et commémoratives médiévales. Ces éléments, bien que partiellement effacés par le temps, offrent un aperçu des coutumes locales et de l’importance symbolique de l’église comme lieu de mémoire collective. Aujourd’hui propriété communale, l’édifice reste un témoignage vivant du patrimoine rural bourguignon, entre préservation et adaptation aux besoins contemporains.