Restauration de la toiture 2011 (≈ 2011)
Couverte de lauzes.
2013
Installation des vitraux
Installation des vitraux 2013 (≈ 2013)
Œuvre de Kim En Joong.
juin 2018
Ajout d'une Vierge Noire
Ajout d'une Vierge Noire juin 2018 (≈ 2018)
Sculpture de Krys.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 359) : inscription par arrêté du 25 avril 1925
Personnages clés
François de Hautefort - Premier marquis de Hautefort
Inhumé dans le chœur en 1640.
Kim En Joong - Artiste dominicain coréen
Auteur des vitraux (2013).
Krys - Artiste franco-néerlandaise
Sculptrice de la Vierge Noire (2018).
Origine et histoire
L’église Saint-Martin d’Ajat, située dans le département de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice roman et gothique dont la construction débute au XIIe siècle. Elle remplace une première église datant peut-être du VIIIe siècle. À l’origine, elle était reliée au château d’Ajat par une travée de la nef, aujourd’hui détruite, témoignant de son intégration dans un ensemble défensif et religieux.
Au XIIIe siècle, l’église passe sous la possession des templiers, qui y établissent une commanderie. Cette période marque une transformation de l’édifice, avec la destruction de la travée reliant l’église au château et l’ajout d’un mur occidental pour fermer la nef. Le chœur, de style roman, contraste avec la nef remaniée à l’époque gothique, bien que des traces suggèrent un voûtement primitif en coupole.
L’église sert de lieu d’inhumation jusqu’au XVIIIe siècle, comme en attestent les nombreuses dalles funéraires gravées sur le sol de la nef. En 1640, François de Hautefort, premier marquis de Hautefort et seigneur d’Ajat, y est inhumé dans le chœur. Au XIXe siècle, le dallage est rehaussé d’un mètre, perturbant l’alignement original des dalles funéraires.
Classée monument historique en 1925, l’église subit des restaurations majeures au XXIe siècle : la toiture est refaite en lauzes en 2011, et des vitraux contemporains, créés par le dominicain coréen Kim En Joong, sont installés en 2013. En 2018, une figurine de la Vierge Noire, sculptée par Krys, est ajoutée près de l’autel. Des fouilles en 1994 révèlent également des sarcophages enfouis.
Architecturalement, l’église se distingue par son clocher-peigne à quatre baies, son abside hémicirculaire voûtée en cul-de-four, et un bahut défensif percé de meurtrières. Le mobilier inclut une croix de procession du XVIIe siècle classée, ainsi que des sarcophages visibles le long de la façade sud. L’édifice illustre ainsi une superposition de styles et d’usages, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis