Construction du prieuré bénédictin limite XIe–XIIe siècle (≈ 1250)
Fondation de l'église et du monastère
XVe siècle
Remaniements architecturaux
Remaniements architecturaux XVe siècle (≈ 1550)
Modifications de la structure existante
1700
Inondations destructrices
Inondations destructrices 1700 (≈ 1700)
Disparition de l'ancienne église paroissiale
23 septembre 1949
Classement monument historique
Classement monument historique 23 septembre 1949 (≈ 1949)
Inscription officielle par arrêté
1998
Restauration complète
Restauration complète 1998 (≈ 1998)
Travaux de conservation du bâtiment
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Reilhac : inscription par arrêté du 23 septembre 1949
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique nommé
Sources ne citent aucun acteur spécifique
Origine et histoire
L'église Saint-Privat de Reilhac, située dans le hameau de Reilhac à Mazeyrat-d'Allier (Haute-Loire), est un édifice roman construit à la limite des XIe et XIIe siècles. Elle faisait partie d’un monastère bénédictin rattaché à l’abbaye de la Chaise-Dieu, et servait selon la tradition de refuge aux moines fatigués. Ce prieuré, la plus ancienne possession de l’Ordre de Cluny dans la région, ne conserve aujourd’hui que sa chapelle, devenue église paroissiale après la destruction de l’ancienne par les inondations de 1700.
L’architecture de l’église reflète son origine monastique : une nef unique précédant une croisée couverte d’une coupole sur trompes, prolongée par un chœur en cul-de-four. À l’extérieur, un clocher en bâtière, reconstruit au XIXe siècle, domine l’édifice. La partie agrandie, appelée la Grange aux dîmes, témoigne de son passé agricole et religieux. L’église, remaniée au XVe siècle et restaurée en 1998, abrite un mobilier remarquable, dont des statues des XVIIe–XIXe siècles et des peintures à l’huile.
Classée monument historique en 1949, l’église Saint-Privat illustre le patrimoine roman auvergnat et son lien avec les grands ordres monastiques médiévaux. Son mobilier liturgique, incluant un ostensoir en argent (1863) et un autel en bois doré (XVIIe–XVIIIe siècles), souligne son rôle continu dans la vie religieuse locale. La tradition orale évoque son usage comme lieu de retraite spirituelle pour les moines de la Chaise-Dieu, bien que les sources écrites restent limitées sur ce point.