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Eglise Saint-Privat de Reilhac à Mazeyrat-d'Allier en Haute-Loire

Eglise Saint-Privat de Reilhac

    17 Rue de la fontaine
    43300 Mazeyrat-d'Allier
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
limite XIe–XIIe siècle
Construction du prieuré bénédictin
XVe siècle
Remaniements architecturaux
1700
Inondations destructrices
23 septembre 1949
Classement monument historique
1998
Restauration complète
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de Reilhac : inscription par arrêté du 23 septembre 1949

Personnages clés

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Origine et histoire

L'église Saint-Privat de Reilhac, située dans le hameau de Reilhac à Mazeyrat-d'Allier (Haute-Loire), est un édifice roman construit à la limite des XIe et XIIe siècles. Elle faisait partie d’un monastère bénédictin rattaché à l’abbaye de la Chaise-Dieu, et servait selon la tradition de refuge aux moines fatigués. Ce prieuré, la plus ancienne possession de l’Ordre de Cluny dans la région, ne conserve aujourd’hui que sa chapelle, devenue église paroissiale après la destruction de l’ancienne par les inondations de 1700.

L’architecture de l’église reflète son origine monastique : une nef unique précédant une croisée couverte d’une coupole sur trompes, prolongée par un chœur en cul-de-four. À l’extérieur, un clocher en bâtière, reconstruit au XIXe siècle, domine l’édifice. La partie agrandie, appelée la Grange aux dîmes, témoigne de son passé agricole et religieux. L’église, remaniée au XVe siècle et restaurée en 1998, abrite un mobilier remarquable, dont des statues des XVIIe–XIXe siècles et des peintures à l’huile.

Classée monument historique en 1949, l’église Saint-Privat illustre le patrimoine roman auvergnat et son lien avec les grands ordres monastiques médiévaux. Son mobilier liturgique, incluant un ostensoir en argent (1863) et un autel en bois doré (XVIIe–XVIIIe siècles), souligne son rôle continu dans la vie religieuse locale. La tradition orale évoque son usage comme lieu de retraite spirituelle pour les moines de la Chaise-Dieu, bien que les sources écrites restent limitées sur ce point.

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