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Ancien couvent des Cordeliers de Notre-Dame-de-la-Garde à La Neuville-en-Hez dans l'Oise

Oise

Ancien couvent des Cordeliers de Notre-Dame-de-la-Garde

    512 Rue Georges Hardiville
    60600 La Neuville-en-Hez
Crédit photo : Guillaume de clermont 60 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1470
Première mention de l'ermitage
1480-1483
Construction du couvent
27 août 1488
Consécration de l'église
XVIe siècle
Conflits avec l'ordre franciscain
1790
Fermeture révolutionnaire
1951
Classement du porche
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porche d'entrée : inscription par arrêté du 23 février 1951

Personnages clés

Pierre de Bourbon - Comte de Clermont et fondateur Obtient l’autorisation papale et royale en 1480.
Raoul de Falize - Premier supérieur du couvent Enterré dans l’église, fondateur de la communauté.
Jean-Éloi Tribou - Dernier supérieur puis directeur laïc Transforme le couvent en asile psychiatrique post-Révolution.
Annibal de Longueval - Seigneur d’Haraucourt Enterré dans l’église, mort en 1654.

Origine et histoire

Le couvent des Cordeliers de Notre-Dame-de-la-Garde trouve ses origines dans un ermitage mentionné au XVe siècle près de la forêt de Hez-Froidmont, à La Neuville-en-Hez (Oise). En 1470, un gentilhomme de Montigny s’y retire dans une chapelle dédiée à saint Antoine, rejoint par des pénitents formant la première communauté. Pierre de Bourbon, comte de Clermont, obtient en 1480 du pape Sixte V et du roi Louis XI l’autorisation d’y fonder un couvent franciscain. Les travaux, achevés en trois ans, aboutissent à la consécration de l’église en 1488, marquant la naissance officielle du couvent sous le nom de Notre-Dame de la Garde.

Au XVIe siècle, des conflits internes avec l’ordre franciscain menacent la communauté de dissolution. Au XVIIe siècle, le couvent se transforme en Maison de Force, accueillant des détenus par lettres de cachet, puis des aliénés. Pendant la Révolution, malgré la fermeture des ordres religieux en 1790, il reste actif en tant qu’asile psychiatrique sous la direction de Jean-Éloi Tribou, dernier supérieur devenu laïc. Vendu comme bien national en 1799, le site est partiellement démoli pour récupérer des matériaux, ne laissant subsister que le porche gothique, inscrit aux monuments historiques en 1951.

Les fouilles archéologiques de 1986 révèlent une occupation du site dès l’époque mérovingienne, attestée par un peigne en os découvert près d’une sépulture. Le couvent, organisé autour d’un cloître, d’une église, et de bâtiments conventuels à l’ouest, comportait aussi des jardins potagers à l’est, irrigués par le ru de la Garde. Parmi les vestiges disparus figurent les tombes de Raoul de Falize, fondateur du couvent enterré dans l’église, et d’Annibal de Longueval, seigneur local mort en 1654. Les dernières structures en élévation sont détruites en 1945, ne laissant que des traces archéologiques.

Liens externes