Guerre franco-prussienne 1870 (≈ 1870)
Déclencheur de la construction du fort.
1875
Début des travaux
Début des travaux 1875 (≈ 1875)
Rasement du village et construction.
1881
Armement initial
Armement initial 1881 (≈ 1881)
Huit canons de 155 mm et quatre de 24 c.
1943-1944
Occupation allemande
Occupation allemande 1943-1944 (≈ 1944)
Canons de 88 mm installés.
26 août 1944
Reddition du fort
Reddition du fort 26 août 1944 (≈ 1944)
490 prisonniers faits par les spahis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
355 Flak-Abteilung - Unité allemande
Gestion des canons de 88 mm.
Spahis - Unité militaire française
Prise du fort en 1944.
Origine et histoire
Le fort de Six-Fours fut édifié à la fin du XIXe siècle après la guerre franco-prussienne de 1870, lorsque la Marine nationale décida d’acquérir le vieux village fortifié de Six-Fours-les-Plages. Les habitants furent expropriés, les maisons, l’église Sainte-Marie de Cortine et le château rasés pour laisser place à une construction militaire débutée en 1875. Ce pentagone irrégulier, conçu pour abriter mille hommes, intégrait des défenses contre les attaques terrestres (gorges d’Ollioules) et maritimes (débarquements au Brusc ou à Bandol). Son architecture monumentale, avec une caserne à quatre niveaux adossée au rocher, en fait un exemple emblématique du système Séré de Rivières.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 1943 et 1944, le fort fut occupé par la Wehrmacht, équipé de quatre canons de 88 mm tenus par le 355 Flak-Abteilung. Il capitula le 26 août 1944, après qu’un peloton de spahis y fit 490 prisonniers. Les deux tiers de la structure, creusés dans la roche, abritaient des casemates souterraines et un magasin central de 100 tonnes de munitions, accessible via un puits de monte-charge de 6 mètres de large, conçu pour transporter canons et hommes verticalement.
Aujourd’hui, le fort est utilisé par le service de transmissions de la Marine nationale, fonctionnant comme un centre d’opérations pour la Force aéronavale nucléaire. Comparé à un « navire de guerre » terrestre, il conserve des éléments historiques comme des fours à pain encore utilisés, une écurie restaurée avec son auge en bois, et une borne-fontaine dans la cour principale. Ses façades, combinant briques et moellons calcaires, ainsi que ses créneaux et mâchicoulis, témoignent de son rôle stratégique passé, entre défense côtière et contrôle des accès terrestres.