Construction de la redoute Mulgrave 1793 (≈ 1793)
Redoute anglaise en terre et bois.
1809
Projet de redoute-modèle n°2
Projet de redoute-modèle n°2 1809 (≈ 1809)
Lancé par Napoléon Bonaparte.
mai 1811
Début des travaux
Début des travaux mai 1811 (≈ 1811)
Dirigés par Jean François Sorbier.
1821
Achèvement du fort
Achèvement du fort 1821 (≈ 1821)
Millésime inscrit à l’entrée.
1944
Participation aux combats
Participation aux combats 1944 (≈ 1944)
Libération de la France.
1973
Désarmement du fort
Désarmement du fort 1973 (≈ 1973)
Retour à la ville.
1990
Ouverture de la galerie d'art
Ouverture de la galerie d'art 1990 (≈ 1990)
« La Tête d’Obsidienne » installée.
7 octobre 2019
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 7 octobre 2019 (≈ 2019)
Protection totale du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité avec les fossés et les glacis aux murs de soutènement maçonnés : inscription par arrêté du 7 octobre 2019
Personnages clés
Napoléon Bonaparte - Empereur des Français
Initiateur du projet de redoute-modèle.
Jean François Sorbier - Directeur des fortifications de Toulon
Responsable des travaux du fort.
Louis XVIII - Roi de France
Règne lors de l’achèvement du fort.
Origine et histoire
Le fort Napoléon, situé sur la hauteur de Caire à La Seyne-sur-Mer, a été édifié pour renforcer la défense de la rade de Toulon. En 1793, les Anglais y construisirent une redoute en terre et bois, appelée redoute Mulgrave, pour protéger les forts de Balaguier et de l'Eguillette. Cette position stratégique permettait de contrôler les mouvements navals entre les petites et grandes rades de Toulon. La redoute fut reprise par les troupes républicaines la même année, et dès 1794, un projet de fortification permanente fut envisagé pour sécuriser les arrières des forts côtiers et éviter un bombardement de l'arsenal de Toulon, distant de seulement 3 km.
En 1809, sous l’impulsion de Napoléon Bonaparte, le projet fut relancé pour construire une redoute modèle n°2, un ouvrage carré de 50 mètres de côté, fossoyé et bastionné. Les travaux, dirigés par Jean François Sorbier, directeur des fortifications de Toulon, commencèrent en mai 1811. Le fort, organisé autour d’une cour centrale avec des casemates adossées aux courtines, pouvait accueillir une garnison de 250 hommes. Une batterie en terrasse permettait des tirs dans toutes les directions. Le chantier s’acheva vers 1821, comme l’indique le millésime gravé à l’entrée, sous le règne de Louis XVIII.
Le fort Napoléon, conçu comme un prototype, est le seul exemple construit de redoute-modèle n°2, dans le cadre d’un programme de fortification normalisé du littoral de l’Empire. Il ne participa à des combats qu’en 1944, lors de la libération de la France. Désarmé en 1973, il fut cédé à la ville de La Seyne-sur-Mer et abrite depuis 1990 la galerie d’art contemporain « La Tête d’Obsidienne ». Il accueille également des festivals de jazz et de musique cubaine, ainsi que des fêtes calendales en décembre. En 2002, il servit de décor pour le film Blanche de Bernie Bonvoisin. Le fort a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 7 octobre 2019.