Révocation de l'édit de Nantes 1685 (≈ 1685)
Début des persécutions contre les protestants.
1691
Début des prêches de Gardien Givry
Début des prêches de Gardien Givry 1691 (≈ 1691)
Premières assemblées clandestines à la Boîte à Cailloux.
1695
Visite de Claude Brousson
Visite de Claude Brousson 1695 (≈ 1695)
Prédicateur protestant en Vermandois.
1789
Fin des assemblées du Désert
Fin des assemblées du Désert 1789 (≈ 1789)
Liberté de culte garantie par la Révolution.
1934
Construction de la stèle
Construction de la stèle 1934 (≈ 1934)
Inauguration par la Société d'histoire du protestantisme.
2007
Protection au titre des monuments historiques
Protection au titre des monuments historiques 2007 (≈ 2007)
Inscription par arrêté du 7 mai.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument commémoratif, la parcelle où il est construit et son chemin d'accès (cad. ZB 35) : inscription par arrêté du 7 mai 2007
Personnages clés
Jean Gardien Givry - Pasteur et prédicateur du Désert
Organisa les cultes clandestins dès 1691.
Claude Brousson - Prédicateur protestant itinérant
Visita le Vermandois en 1695.
Origine et histoire
Le monument commémoratif de la Boîte à Cailloux est érigé à Hesbécourt, dans la Somme, sur le site d’une ancienne carrière de silex ayant abrité des assemblées du Désert après la révocation de l’édit de Nantes en 1685. Ce lieu isolé, à la frontière de l’Aisne, servit de refuge aux protestants persécutés, où le culte était célébré clandestinement, de nuit et à la lueur des torches, jusqu’à la Révolution française.
À partir de 1691, le pasteur Jean Gardien Givry, prédicateur du Désert, y organisa des offices pour les fidèles des villages environnants. En 1695, Claude Brousson, autre figure du protestantisme clandestin, visita la région. Le site resta actif jusqu’à l’instauration de la liberté de culte en 1789. La stèle actuelle, construite en 1934 par la Société de l’histoire du protestantisme français, est le seul témoignage matériel de ces rassemblements en Picardie.
Le monument, d’une grande simplicité (brique et plaque commémorative), est protégé depuis 2007 avec sa parcelle et son chemin d’accès. Propriété d’une association, il symbolise la résistance religieuse dans un contexte de répression, tout en marquant l’histoire locale du Vermandois. Son isolement géographique reflète la clandestinité originelle des assemblées, tenues loin des regards dans ce vallon discret.
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