Création de la figuration féminine vers 14000 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Représentation magdalénienne peinte en rouge
1994
Découverte de l'art pariétal
Découverte de l'art pariétal 1994 (≈ 1994)
Figuration féminine identifiée par les archéologues
1995-1997
Étude par G. Bosinski
Étude par G. Bosinski 1995-1997 (≈ 1996)
Relevé des traces d'art pariétal
1998
Sondage archéologique de B. Gély
Sondage archéologique de B. Gély 1998 (≈ 1998)
Analyse dans le cadre de la sécurisation
15 mai 2017
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 15 mai 2017 (≈ 2017)
Protection officielle du site et fermeture
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La grotte dite Grotte du Planchard, ainsi que toute cavité pouvant être découverte sur la parcelle sur laquelle elle se trouve, tel qu'indiqué sur le plan annexé à l'arrêté (cad. E 698) : inscription par arrêté du 15 mai 2017
Personnages clés
G. Bosinski - Archéologue
A étudié et relevé l'art pariétal (1995-1997)
B. Gély - Archéologue
A mené un sondage en 1998
Origine et histoire
La grotte du Planchard est une cavité naturelle située dans le Cirque d’Estre, sur la commune de Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche, Auvergne-Rhône-Alpes). Proche de la célèbre grotte Chauvet, elle fait partie d’un ensemble karstique marqué par une fréquentation humaine ancienne et des traces d’art rupestre. Son porche imposant de 8 mètres de haut s’ouvre sur une salle circulaire dominée par un puits central, d’où part une galerie de 15 mètres de long. Les parois abritent des représentations ornées, dont une figuration féminine peinte en rouge, attribuée au Magdalénien final (vers 14 000 ans avant notre ère), comparable aux Vénus de type Gönnersdorf.
La grotte a été étudiée entre 1995 et 1997 par l’archéologue G. Bosinski, qui y a relevé des traces d’art pariétal et des graffitis patronymiques datant du XIXe siècle, témoignant d’une fréquentation touristique et spéléologique ancienne ayant dégradé le site. En 1998, un sondage archéologique mené par B. Gély, dans le cadre de la sécurisation des grottes régionales (dont Chauvet), a confirmé la vulnérabilité du site. Ces travaux, combinés à l’aménagement de la grotte Chauvet, ont conduit à la fermeture définitive du Planchard au public. Le site a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 15 mai 2017, protégeant ainsi la grotte et toute cavité découverte sur sa parcelle.
La figuration féminine, découverte en 1994 dans la partie profonde de la grotte, est peinte sur un pilier stalagmitique. Cette représentation, exceptionnelle par son style et sa rareté, illustre l’occupation humaine du site durant le Paléolithique supérieur. Le Magdalénien, période à laquelle elle est attribuée, correspond à une phase de développement artistique intense, marquée par des expressions symboliques et naturalistes. La grotte du Planchard, bien que moins connue que Chauvet, offre ainsi un témoignage complémentaire de l’art et des pratiques culturelles des chasseurs-cueilleurs de cette époque en Ardèche.
La localisation de la grotte, dans le Cirque d’Estre, en fait un élément clé du patrimoine spéléologique et préhistorique régional. Son inscription au titre des monuments historiques souligne son importance scientifique et la nécessité de préserver ses vestiges, menacés par les visites passées. Aujourd’hui, le site reste inaccessible, mais son étude contribue à une meilleure compréhension des réseaux troglodytiques ardéchois et de leur occupation par les sociétés paléolithiques.