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Hôtel de La Ronade dans le Cantal

Cantal

Hôtel de La Ronade


    Salers

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1336
Union des familles Ronat et André
1356
Construction du logis
1582
Anoblissement royal
1794
Exécution de Marguerite de Tournier
2019
Rénovation de la façade nord
2020
Fermeture définitive au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jacques André de La Ronade (d. 1588) - Conseiller au Parlement de Paris Anobli en 1582 par Henri II.
Jean André de La Ronade - Auteur de la coutume de Salers Lieutenant général au bailliage local.
Antoine Ignace de La Ronade (d. 1773) - Colonel d’infanterie Mort à Carthagène en service.
Marguerite de Tournier (d. 1794) - Épouse d’Antoine Ignace Guillotinée pour aide aux émigrés.
Philippe Garrigue (d. 2014) - Historien et guide touristique Dernier animateur des visites du logis.
Jean-Pierre Lagane (d. 2020) - Fondateur de la Société des Amis de Salers Organisateur des cafés philo au salon de thé.

Origine et histoire

L’Hôtel de La Ronade est un logis urbain médiéval situé dans le bourg de Salers, dans le Cantal (Auvergne-Rhône-Alpes). Construit en 1356 sur trois niveaux, il se distingue par sa façade en andésite finement taillée et une tourelle d’escalier exiguë. Ce bâtiment, propriété de la famille André de La Ronade, a abrité plusieurs générations de magistrats influents au bailliage de Salers. Il est également connu pour son apparition dans le film La Cité de l’indicible peur (Jean-Pierre Mocky). Sa façade nord a été restaurée en juin 2019.

La famille André de La Ronade, issue de l’union en 1336 entre les lignées Ronat et André, a marqué l’histoire locale. Ses membres ont occupé des charges judiciaires prestigieuses, comme celle de bailli ou de lieutenant général criminel. Anoblis en 1582 par Henri II pour services rendus pendant les guerres de religion, ils ont perpétué leur influence jusqu’au XVIIIe siècle, avec des figures comme Jean André de La Ronade, auteur de la coutume de Salers, ou Antoine Ignace, colonel mort en 1773.

Le monument a connu une vocation touristique jusqu’en 2014, avec des chambres d’hôtes et un salon de thé animé par des passionnés d’histoire locale, comme Philippe Garrigue et Jean-Pierre Lagane. Ces activités ont cessé après leur décès, mettant fin aux visites publiques. Aujourd’hui, l’Hôtel de La Ronade, bien que fermé, reste un symbole du patrimoine architectural et familial de Salers, classé parmi les monuments historiques du Cantal.

Les armes de la famille André de La Ronade — d’azur au chevron d’argent accompagné de deux flanchis et d’un soleil d’or — illustrent leur statut noble. Leur généalogie, documentée depuis le XIVe siècle, révèle des alliances avec des familles locales (Durfort, Ribier) et des carrières militaires ou judiciaires. La descendance s’éteint progressivement, avec des branches émigrées ou victimes de la Révolution, comme Marguerite de Tournier, guillotinée en 1794 pour son soutien aux royalistes.

Le bâtiment incarne l’histoire sociale de Salers, où les logis urbains des familles puissantes servaient à la fois de résidence et de lieu d’exercice du pouvoir. Sa construction en andésite, pierre volcanique locale, reflète les ressources et savoir-faire régionaux. La tourelle d’escalier, typique de l’architecture médiévale, souligne son rôle défensif et prestigieux dans un bourg alors prospère, marqué par le commerce et l’administration seigneuriale.

Depuis 2019, l’Hôtel de La Ronade n’est plus accessible, mais son héritage perdure à travers les archives et les travaux d’historiens locaux, comme ceux de Philippe Garrigue. Les références bibliographiques, incluant le Nobiliaire d’Auvergne ou les recherches de l’Abbé Aymar, attestent de son importance dans l’étude de la noblesse auvergnate et de l’urbanisme médiéval.

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