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Hôtel de Sourdéac à Paris

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel de Sourdéac à Paris

    8 Rue Garancière
    75006 Paris

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1646
Construction de l’hôtel
1651
Transmission à Alexandre de Rieux
1693
Achat par Françoise du Gué
1717
Première de Adrienne Lecouvreur
1818-1850
Siège de la mairie du 11ᵉ arrondissement
1852
Acquisition par Henri Plon
1928
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

René de Rieux - Évêque-comte de Léon Commanditaire de l’hôtel en 1646.
Alexandre de Rieux - Marquis de Sourdéac Héritier de l’hôtel en 1651.
Françoise du Gué - Propriétaire et mécène Acheteuse en 1693, passionnée de théâtre.
Adrienne Lecouvreur - Comédienne Première représentation en 1717 dans la cour.
Henri Plon - Imprimeur-éditeur Propriétaire en 1852, siège de sa maison.
Adam et Jacques Robelin - Maîtres maçons Constructeurs réels de l’hôtel.

Origine et histoire

L’hôtel de Sourdéac, situé au 8 rue Garancière dans le 6e arrondissement de Paris, fut édifié en 1646 sur l’emplacement de l’ancien hôtel Garancière. Commandé par René de Rieux, évêque-comte de Léon en Bretagne, il reflète le faste d’un prélat réputé pour son éloquence et sa splendeur. À sa mort en 1651, l’hôtel échoit à son neveu, Alexandre de Rieux, marquis de Sourdéac, lui donnant son nom actuel. La façade, attribuée à tort à un architecte italien nommé Bobelini, est en réalité l’œuvre des frères Adam et Jacques Robelin, maîtres maçons. Ses pilastres colossaux et chapiteaux ornés de têtes de bélier, rares pour l’époque, en font un exemple marquant de l’architecture parisienne des années 1640.

En 1693, l’hôtel est acquis pour 42 000 livres par Françoise du Gué, veuve d’un président de la Chambre des comptes et passionnée de théâtre. C’est dans sa cour qu’en 1717, la comédienne Adrienne Lecouvreur, alors âgée de 27 ans, donne sa première représentation publique. La demeure passe ensuite à sa fille, la marquise Catherine de La Chaise (nièce par alliance du confesseur du roi), puis à sa petite-fille, Anne-Françoise de la Chaise d’Aix, épouse de l’ambassadeur Pierre-François de Montaigu. Avant la Révolution, l’hôtel est loué par l’évêque de Senlis, Jean-Armand de Bessuéjouls de Roquelaure, avant d’être confisqué comme bien national.

Sous la Restauration, entre 1818 et 1850, l’hôtel abrite la mairie du 11e arrondissement (ancien découpage) avant de devenir, en 1852, le siège de la maison d’édition Plon, fondée par Henri Plon, imprimeur de Napoléon III. La société y reste jusqu’en 1988, partageant un temps les lieux avec le studio photographique des frères Bisson. Classé monument historique en 1928, l’hôtel de Sourdéac témoigne aujourd’hui de quatre siècles d’histoire, mêlant aristocratie, théâtre, politique et édition.

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