Frise chronologique
1910-1911
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1910-1911 (≈ 1911)
Bâti par Charles Letrosne pour Georges Pauilhac.
27 septembre 1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
27 septembre 1990 (≈ 1990)
Façade, toiture et intérieurs protégés.
1996-2000
Restaurant Alain Ducasse
Restaurant Alain Ducasse
1996-2000 (≈ 1998)
Occupation gastronomique prestigieuse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Georges Pauilhac - Commanditaire et propriétaire |
Industriel toulousain, collectionneur d’armes. |
| Charles Letrosne - Architecte |
Concepteur de l’hôtel particulier. |
| Camille Garnier - Sculpteur |
Auteur des reliefs décoratifs. |
| Alain Ducasse - Chef étoilé |
Exploitant d’un restaurant dans l’hôtel. |
Origine et histoire
L’hôtel Pauilhac est un hôtel particulier construit entre 1910 et 1911 par l’architecte Charles Letrosne pour Georges Pauilhac, industriel toulousain et copropriétaire de la société JOB. Situé au 59 avenue Raymond-Poincaré dans le 16e arrondissement de Paris, il se distingue par sa façade ornée de reliefs sculptés (branches et pommes de pin) réalisés par Camille Garnier, ainsi que par sa toiture en pointe d’inspiration néo-gothique. À l’intérieur, le vestibule, la cage d’escalier avec sa ferronnerie, et les anciennes galeries du premier étage – dont une abritant une fontaine en mosaïque – témoignent de son faste d’origine.
Les galeries servaient initialement à exposer la collection d’armes de Georges Pauilhac, aujourd’hui intégrée aux fonds du musée de l’Armée depuis 1964. En 1989, l’immeuble est racheté par un promoteur pour y installer un siège social de prestige. Entre 1996 et juillet 2000, il accueille le restaurant d’Alain Ducasse, succédant à celui de Joël Robuchon, marquant ainsi son entrée dans l’histoire gastronomique parisienne.
La façade, la toiture, le vestibule, la cage d’escalier et les galeries du premier étage sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du 27 septembre 1990. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale de l’édifice, alliant architecture néo-gothique, décors Art nouveau et histoire industrielle et culturelle.