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Hôtel Saint-Jean à Toulouse en Haute-Garonne

Haute-Garonne

Hôtel Saint-Jean

    32 Rue de la Dalbade
    31000 Toulouse
Hôtel Saint-Jean
Hôtel Saint-Jean
Hôtel Saint-Jean
Hôtel Saint-Jean
Hôtel Saint-Jean
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Hôtel Saint-Jean
Hôtel Saint-Jean
Hôtel Saint-Jean
Hôtel Saint-Jean
Hôtel Saint-Jean
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle (1116-1121)
Fondation du prieuré
1312
Transfert des biens templiers
1668-1685
Reconstruction par Rivalz
1813
Destruction de la tour des Archives
1990
Classement Monument Historique
1997
Découverte des enfeus peints
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L’ensemble des bâtiments de l’hôtel des chevaliers de Saint-Jean-de Jérusalem et son terrain d’assiette, en totalité, tel que délimités en rouge sur les deux plans annexés à l’arrêté, à l’exclusion de l’extension de bureaux achevée en 2005 et de la cour de service ouvrant sur la rue Saint-Jean, situé au 32 rue de la Dalbade sur la parcelle n°191 figurant au cadastre 816 AB : classement par arrêté du 23 avril 2018.

Personnages clés

Jean-Pierre Rivalz - Architecte et peintre Conçut la façade baroque (1668-1685).
Antoine de Roubin Graveson - Prieur de Toulouse Commanditaire de la reconstruction (XVIIe s.).
Raymond du Puy - Supérieur de l’Ordre Frère de l’évêque Amelius, facilitateur de l’installation.
Déodat de Roaix - Responsable des biens templiers Supervisa le transfert à Toulouse (1312).

Origine et histoire

L’hôtel Saint-Jean, aussi appelé hôtel des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem ou hôtel de Malte, est un ancien prieuré hospitalier situé au 32 rue de la Dalbade à Toulouse. Fondé au XIIe siècle par les Hospitaliers, il devint le deuxième grand prieuré de la langue de Provence après Saint-Gilles. Le site médiéval, centré autour de l’église Saint-Rémi et d’un cloître, fut entièrement reconstruit entre 1668 et 1685 sous la direction de l’architecte Jean-Pierre Rivalz, marquant l’apogée de son architecture baroque et Renaissance tardive. Le prieuré abritait alors une église, un collège, une bibliothèque, des archives, des logements pour les chevaliers et des écuries.

Au Moyen Âge, les Hospitaliers s’installèrent d’abord dans l’église de la Dalbade avant d’obtenir, entre 1116 et 1121, la concession de l’église Saint-Rémi et des terrains environnants. Au XIIIe siècle, leur influence grandit : ils acquirent des droits fonciers, construisirent une tour des Archives, et développèrent un vaste complexe incluant un hôpital, un cimetière et des boutiques. Leur rivalité avec les Templiers prit fin en 1312, lorsque les biens de ces derniers leur furent transférés après la dissolution de leur ordre. En 1315, Toulouse devint un grand prieuré, placé au sommet de la hiérarchie provinciale de l’Ordre.

La reconstruction du XVIIe siècle, ordonnée par le prieur Antoine de Roubin Graveson, transforma radicalement le site. Jean-Pierre Rivalz s’inspira du palais Chigi de Rome pour concevoir une façade monumentale de quatorze travées, ornée de frontons alternés et de motifs héraldiques. Les travaux, achevés en 1685, intégrèrent des éléments médiévaux comme des enfeus peints du XIIe siècle, redécouverts lors de fouilles en 1997. Ces peintures, représentant des anges et une crucifixion, témoignent de la richesse historique du lieu.

À la Révolution, le prieuré fut confisqué et devint propriété nationale. Au XIXe siècle, il abritera successivement une foire aux draps, une école de commerce, et un hôpital pendant la Première Guerre mondiale. En 1986, il fut partiellement classé Monument Historique, avant une restauration majeure dans les années 1990 pour accueillir la DRAC Occitanie. Malgré des destructions (tour des Archives en 1813, église Saint-Rémi en 1839), l’hôtel conserve des vestiges médiévaux et une façade emblématique, symbole de l’héritage des Chevaliers de Malte en Occitanie.

L’architecture de l’hôtel Saint-Jean allie grandeur classique et détails baroques. La façade sur la rue de la Dalbade, chef-d’œuvre de Rivalz, présente des frontons triangulaires et curvilignes, tandis que la cour d’honneur, bordée d’arcades, distribue les anciennes salles capitulaires. Les fouilles de 1997 ont révélé des peintures murales médiévales et des enfeus, dont l’un, orné d’une crucifixion et de figures d’anges, date du XIIIe siècle. Ces découvertes ont confirmé l’importance historique du site, depuis son rôle hospitalier jusqu’à sa fonction administrative contemporaine.

Liens externes