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Immeuble, 24 Rue Saint-Dizier à Nancy en Meurthe-et-Moselle

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Immeuble
Bâtiment Art Nouveau
Meurthe-et-Moselle

Immeuble, 24 Rue Saint-Dizier à Nancy

    24 Rue Saint-Dizier
    54100 Nancy
Immeuble, 24 Rue Saint-Dizier à Nancy
Immeuble, 24 Rue Saint-Dizier à Nancy 
Immeuble, 24 Rue Saint-Dizier à Nancy 
Immeuble, 24 Rue Saint-Dizier à Nancy 
Crédit photo : G.Garitan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1906
Acquisition par Eugène Arnoux
1909
Création devanture et verrières
février 1911
Projet d’exhaussement
mars 1913
Modification des ateliers
1942
Suppression de la terrasse
4 mai 1994
Protection partielle
1er quart XXe siècle
Construction initiale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Devanture, porte, cage d'escalier et verrières (cad. BY 180) : inscription par arrêté du 4 mai 1994

Personnages clés

Jacques Gruber - Peintre-verrier et architecte Auteur des verrières et devanture.
Georges Schwartz - Ébéniste Réalisateur de la devanture (1909).
Eugène Arnoux - Tailleur et propriétaire Acquéreur en 1906, installateur des ateliers.
Louis Déon - Architecte Exhaussement et modifications (1911–1913).

Origine et histoire

L’immeuble du 24 rue Saint-Dizier à Nancy, construit au 1er quart du XXe siècle, s’inscrit dans le mouvement Art Nouveau local, fortement inspiré par l’École de Nancy. Acquis en 1906 par Eugène Arnoux, tailleur de profession, le bâtiment abrite dès 1909 ses ateliers au premier étage. Cette même année, le peintre-verrier Jacques Gruber (1870–1936) conçoit la devanture, réalisée par l’ébéniste Georges Schwartz (1837–1908), et crée l’ensemble des verrières de l’immeuble. La marbrerie est quant à elle fournie par l’entreprise nancéienne Righetti, illustrant la collaboration entre artisans locaux.

En février 1911, l’architecte Louis Déon (1879–1933) propose un projet d’exhaussement de deux étages, dont un seul sera finalement construit (signature et date visibles au troisième niveau). Deux ans plus tard, en mars 1913, il modifie partiellement les ateliers du premier étage. En 1942, la terrasse couverte en ciment volcanique est presque entièrement supprimée. L’immeuble est partiellement protégé depuis 1994, avec une inscription couvrant la devanture, la porte, la cage d’escalier et les verrières.

L’édifice incarne l’alliance entre artisanat d’art et architecture industrielle naissante, caractéristique de Nancy au tournant du XXe siècle. Son décor, marqué par les motifs organiques chers à l’École de Nancy, reflète l’influence durable de ce mouvement sur le patrimoine local. Les interventions successives de Gruber, Schwartz et Déon en font un exemple représentatif des collaborations artistiques de l’époque.

Liens externes