Construction de la maison 1627 (≈ 1627)
Date gravée sur le portail d’entrée.
1er juin 1965
Protection du portail
Protection du portail 1er juin 1965 (≈ 1965)
Inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail sur rue (cad. H 1597) : inscription par arrêté du 1er juin 1965
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.
Origine et histoire
L’immeuble situé 1-2 rue du Plan-Boudou à Agde est une maison construite en 1627, comme l’atteste la date gravée sur son portail. Ce dernier présente une particularité architecturale : il combine un encadrement classique (pilastres à chapiteaux moulurés, frise bombée) avec des moulurations à cavets, technique décorative en vogue depuis le XVIe siècle à Agde et persistante jusqu’au XVIIIe. La clé de l’arc, ornée d’acanthes et d’une palmette, supporte un tailloir portant la date de construction. La frise, traversée par un boudin camus, intègre un oculus ovale, tandis qu’un fronton circulaire rompu couronne l’ensemble, encadrant une pierre plate.
Les pilastres, dépourvus d’ornements, sont surmontés de chapiteaux moulurés, et la voussure du porche est rythmée par trois larges cavets soulignés par les impostes. Ce mélange de styles reflète les influences croisées entre les traditions locales agathoises et les canons classiques émergents au XVIIe siècle. Le portail, seul élément protégé (inscrit en 1965), illustre l’évolution des goûts architecturaux dans une ville portuaire alors en plein essor économique.
La localisation de l’immeuble, dans le centre historique d’Agde, suggère son appartenance à un quartier probablement fréquenté par des marchands ou des notables. Les bossages trémoïdes et plats du tympan, découpés en quart-de-cercle, ajoutent une dimension sculpturale rare pour une demeure privée de cette époque. L’édifice témoigne ainsi de la prospérité de la ville, liée à son activité portuaire et à son rôle de carrefour entre Méditerranée et arrière-pays languedocien.