Frise chronologique
2e moitié du XIXe siècle
Construction de l'ensemble
Construction de l'ensemble
2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Projet urbain pour artisans et habitants.
23 juillet 1992
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
23 juillet 1992 (≈ 1992)
Inscription façades, toitures et escaliers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures ; les escaliers et leurs cages (cad. 11 : 04 CP 52) : inscription par arrêté du 23 juillet 1992
Personnages clés
| J.-F. Cail - Entreprise commanditaire |
Porteur du projet urbain. |
| E. Lemenil - Maître d'œuvre |
Supervise la construction des immeubles. |
Origine et histoire
Les immeubles situés dans le 11e arrondissement de Paris, construits durant la seconde moitié du XIXe siècle, constituent un projet urbain original alliant logements et espaces de travail. Conçus par l’entreprise J.-F. Cail, ils s’inscrivent dans l’esprit des communautés utopiques du XIXe siècle, visant à améliorer les conditions de vie des artisans, notamment des ébénistes. Cet ensemble reflète les préoccupations sociales et industrielles de l’époque, où l’on cherchait à concilier productivité et bien-être ouvrier.
L’architecture des lieux, protégée depuis 1992 (façades, toitures, escaliers), témoigne de cette ambition. Les bâtiments, localisés entre les rues des Immeubles-Industriels, de Montreuil, et le boulevard Voltaire, étaient destinés à une population d’artisans, dans un quartier alors en pleine mutation. Leur conception répondait à un idéal d’organisation collective, typique des expériences urbanistiques innovantes du Second Empire et de la Troisième République.
La précision de leur localisation actuelle est jugée a priori satisfaisante (note 6/10), et leur protection patrimoniale souligne leur valeur historique. Le maître d’œuvre identifié, E. Lemenil, a supervisé ce projet ambitieux, aujourd’hui considéré comme un exemple rare d’urbanisme social du XIXe siècle. Les sources disponibles (Monumentum, base Mérimée) confirment leur statut d’immeubles classés, bien que leur accès au public (visites, locations) ne soit pas précisé.