Classement Monument Historique 31 août 2005 (≈ 2005)
Protection des jardins et éléments architecturaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Jardin de la propriété, y compris le mur de soutènement le long de la Voire, les deux ponts métalliques, le pavillon néo-XVIIIe siècle dit "le temple de l'Aurore", les façades et toitures du pavillon XIXe siècle et de l'orangerie et l'ancien potager avec son pavillon rustique (cad. AL 4, 60) : inscription par arrêté du 31 août 2005
Personnages clés
Information non disponible - Propriétaires ou architectes non mentionnés
Aucun nom cité dans les sources.
Origine et histoire
La propriété Japiot, classée Monument Historique, se distingue par son jardin aménagé en bordure de la rivière Voire et de la rue de l'Isle. Divisé en trois parties, il illustre les influences paysagères du XIXe siècle : un jardin à la française avec parterres géométriques, charmille taillée en niches et labyrinthe, prolongé par un jardin pittoresque aux allées sinueuses. Ce dernier, de style anglais, abrite 62 espèces d’arbres et arbustes principalement européens, reflétant la diversité botanique prisée par l’aristocratie et la bourgeoisie de l’époque. Le pavillon néo-XVIIIe, dit « le temple de l’Aurore », ainsi que les façades de l’orangerie et du pavillon rustique du potager, daté de la fin du XIXe siècle, soulignent l’éclectisme architectural du site.
Le jardin à la française, dont la disposition actuelle correspond aux photographies de la fin du XIXe siècle, complétait à l’origine un bâtiment aujourd’hui disparu. Cet ensemble, avec ses éléments protégés comme les ponts métalliques ou le mur de soutènement le long de la Voire, témoigne d’un savoir-faire horticole et d’un art de vivre raffiné. L’ancien potager, aux carrés délimités par des bordures de buis, évoque quant à lui une fonction à la fois utilitaire et esthétique, typique des propriétés aisées de la région.
Inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques par arrêté du 31 août 2005, le site inclut également des éléments architecturaux comme les façades et toitures de l’orangerie. La propriété, aujourd’hui détenue par une société privée, conserve ainsi l’héritage d’une époque où les jardins étaient à la fois des lieux de promenade, de prestige social et d’expérimentation botanique. Son état de conservation, jugé « très satisfaisant » (note 8/10), permet d’apprécier pleinement sa richesse historique et paysagère.