Reconstruction du château 1743 (≈ 1743)
Par Augustin-François de Malherbe, plans de Blondel.
1785
Construction de l'obélisque
Construction de l'obélisque 1785 (≈ 1785)
Œuvre d'André Le Play dans le parc.
6 janvier 1930
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 6 janvier 1930 (≈ 1930)
Inscription du château à l'inventaire.
9 juin 2008
Extension du classement
Extension du classement 9 juin 2008 (≈ 2008)
Parc, obélisque et allée protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château : inscription par arrêté du 6 janvier 1930 - Le parc du château avec l'ensemble de ses aménagements hydrauliques et l'obélisque, ainsi que l'allée d'accès (cad. A5, lieudit La Rabatterie, 6 et 9, lieudit Le Parc Gobert, 7, lieudit Le Pré de la Genie, 8, 10 et 11, lieudit Le Parterre, 12 et 17, lieudit Le Château, 13, lieudit La Cour d'honneur, 14, lieudit l'Avancourt, 15, lieudit Le Bois de la Bergère, 16, lieudit l'Orangerie, 18, lieudit Les Quinconces, 57, lieudit L'Obélisque, 72, lieudit Chemin des Forges, 81 à 83, lieudit Le Pré de la Petite Ferme) : inscription par arrêté du 9 juin 2008
Personnages clés
Augustin-François de Malherbe - Commanditaire
Fit reconstruire le château en 1743.
Jean François Blondel - Architecte
Auteur des plans du château.
André Le Play - Constructeur
Réalisa l'obélisque en 1785.
Origine et histoire
Le château de Juvigny-sur-Seulles, situé dans le département du Calvados en Normandie, a été reconstruit en 1743 par Augustin-François de Malherbe, suivant les plans de l’architecte Jean François Blondel. Ce monument illustre parfaitement l’architecture des résidences nobles du Bessin et de la plaine de Caen au XVIIIe siècle. Malgré des dégâts subis pendant les guerres, son intérieur conserve des boiseries d’époque, des trumeaux peints, des parquets et des alcôves, témoignages de son faste originel.
Le parc, caractéristique des jardins du XVIIIe siècle, s’organise autour d’allées rayonnantes formant des carrefours en étoile. Une avant-cour ovoïde, partiellement modifiée au XIXe siècle par le tracé d’une route, précède une cour d’honneur rectangulaire entourée de douves. L’axe principal traverse le château (via le vestibule et la salle de réception) pour se prolonger par un grand parterre, une pièce d’eau, et une allée dite « du poète Malherbe », menant à une clairière où se trouvait autrefois une statue aujourd’hui disparue. Un obélisque, érigé en 1785 par André Le Play, marque l’une des perspectives secondaires.
Classé Monument Historique dès le 6 janvier 1930 pour le château, puis étendu en 2008 au parc, à ses aménagements hydrauliques et à l’obélisque, l’ensemble reste une propriété privée non ouverte au public. Les éléments protégés incluent aussi l’allée d’accès et divers lieux-dits environnants, reflétant l’importance patrimoniale du site.
Le château s’inscrit dans un contexte régional marqué par l’influence des élites normandes du XVIIIe siècle, où les résidences seigneuriales servaient à la fois de symbole de pouvoir et de lieu de sociabilité. La plaine de Caen, terre agricole et stratégique, voyait alors se développer des domaines alliant esthétique paysagère et fonctionnalité, comme en témoignent les douves et les perspectives visuelles de Juvigny.
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