Crédit photo : Gustave William Lemaire (1848–1928) Descriptionpho - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1630
Mort de Pierre de Vieuxpont
Mort de Pierre de Vieuxpont 1630 (≈ 1630)
Fondateur du château moderne, chevalier de Malte.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Remplacement du logis seigneurial par Pierre de Vieuxpont.
1775
Achat par René Poultier
Achat par René Poultier 1775 (≈ 1775)
Notaire parisien agrandit le domaine.
1804
Acquisition par Coüin de Granchamp
Acquisition par Coüin de Granchamp 1804 (≈ 1804)
Général napoléonien transforme le domaine.
1879
Restauration néo-gothique
Restauration néo-gothique 1879 (≈ 1879)
Alfred Firmin-Didot modernise le château.
2002
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2002 (≈ 2002)
Protection des façades et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château ; les dépendances (pavillons de gardiens, grange, pigeonnier, chenils, écuries, ancienne buanderie, ainsi que la bibliothèque en totalité, à l'exclusion des garages situés sur les parcelles 216 et 217) ; l'inscription du sol des parcelles 207, 210 et 217, y compris les jardins et les grilles (cad. A 207, 210, 217) : inscription par arrêté du 3 octobre 2002
Personnages clés
Pierre de Vieuxpont - Seigneur et constructeur
Bâtit le château au XVIe siècle.
René Poultier - Notaire et révolutionnaire
Agrandit le domaine, soutient la République.
Joseph-Christophe Coüin de Granchamp - Général napoléonien
Propriétaire en 1804, modernise le domaine.
Alfred Firmin-Didot - Imprimeur et mécène
Transforme le château en style néo-gothique.
Charles Firmin-Didot - Sauveur du château
Restaure le domaine en 2008.
Origine et histoire
Le château d’Escorpain, situé dans l’Eure-et-Loir à 15 km de Dreux, remplace au XVIe siècle un logis seigneurial médiéval. Construit par la famille de Vieuxpont, il arbore des façades en damier de briques et silex, avec deux tours élancées. Pierre de Vieuxpont, capitaine de chevau-légers, en supervise la construction vers 1630, tandis que des croix de Malte ornent les murs, témoignant de l’influence de son frère Guillaume, chevalier de cet ordre.
Au XVIIIe siècle, le château passe entre les mains de plusieurs propriétaires, dont René Poultier, notaire parisien et franc-maçon, qui agrandit considérablement le domaine. Sous la Révolution, Poultier, devenu « agriculteur », soutient activement les idéaux républicains et organise des fêtes patriotiques dans le château. En 1798, le domaine est vendu à Amboise-Théodore Béjot, beau-frère de son fils décédé, marquant la fin de l’ère Poultier.
Au XIXe siècle, le général Joseph-Christophe Coüin de Granchamp, héros des campagnes napoléoniennes, acquiert le château en 1804. Il y ajoute des pavillons d’entrée, un canal pour assécher les marécages, et expose les outils de ses parents tisserands. Son fils, Édouard, agrandit encore le domaine en achetant la ferme de Champillon en 1841. À partir de 1879, Alfred Firmin-Didot, imprimeur passionné de vénerie, transforme radicalement le château dans un style néo-gothique sous la direction de l’architecte Marchant, élève de Viollet-le-Duc. Une bibliothèque monacale est aménagée dans une ancienne bergerie, et les façades sont rehaussées de motifs médiévaux.
Le château, laissé à l’abandon après 1966, est sauvé en 2008 par Charles Firmin-Didot, qui entreprend sa restauration. Les dépendances (pigeonnier, écuries, bibliothèque) et les jardins, classés monuments historiques en 2002, sont préservés. Aujourd’hui, le domaine accueille des expositions et événements culturels, tout en conservant son caractère sauvage et son patrimoine architectural mêlant Renaissance, Classicisme et néo-gothique.
Le domaine s’étendait initialement sur 238 hectares sous Coüin, incluant des vignobles, des bois et des terres labourables. Les plans anciens révèlent une cour d’honneur encadrée de communs, un colombier, et un potager. Les Firmin-Didot y ajoutèrent une serre-promenoir et une grille en fer forgé, tandis que l’église paroissiale voisine bénéficia de leurs dons. L’architecture reflète ces strates historiques : tours Renaissance, pavillons néo-gothiques, et décors intérieurs remaniés, comme la chapelle installée au XIXe siècle.
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