Demande de construction 1650 (≈ 1650)
Les habitants obtiennent l’autorisation de bâtir une chapelle.
1658
Inauguration de la chapelle
Inauguration de la chapelle 1658 (≈ 1658)
Ouverture au culte paroissial à Lamativie.
1667
Autonomie religieuse complète
Autonomie religieuse complète 1667 (≈ 1667)
Transfert définitif des offices depuis Comiac.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
fin du XXe siècle
Effondrement de la voûte
Effondrement de la voûte fin du XXe siècle (≈ 2095)
Remplacée par un plafond en lambris.
Personnages clés
Alain de Solminihac - Évêque de Cahors (1636–1659)
Autorisa la construction de la chapelle en 1650.
Abbé Larribe - Aumônier des Ursulines de Sousceyrac
Offrit le maître-autel (disparu aujourd’hui).
Origine et histoire
L’église Saint-Julien de Lamativie, située dans l’ancienne commune de Lamativie (aujourd’hui Sousceyrac-en-Quercy, Lot), est dédiée à Julien de Brioude. Son nom viendrait du prénom Mathieu, évoquant une « terre à Mathieu ». Avant 1650, les habitants dépendaient de l’église de Comiac, située à plusieurs kilomètres, ce qui rendait les déplacements pour les offices religieux particulièrement pénibles, surtout en période hivernale ou pour les personnes âgées.
En 1650, lors d’une tournée pastorale à Comiac, Monseigneur Alain de Solminihac, évêque de Cahors, rencontra une délégation de Lamativie lui demandant l’autorisation de construire une chapelle locale. Frappé par la distance séparant Lamativie de Comiac après avoir parcouru le trajet depuis Nauvioles, il accorda immédiatement leur requête. La chapelle Saint-Julien fut édifiée en 1658 et ouverte au culte paroissial, bien que les baptêmes et mariages continuèrent temporairement à Comiac.
Dès 1667, tous les offices religieux furent transférés à Lamativie, marquant son autonomie spirituelle. La même année fut fondée la confrérie du Très-Saint-Sacrement, consolidant la vie communautaire autour de ce lieu. L’église, d’architecture sobre, se compose d’une nef en lambris (la voûte s’étant effondrée à la fin du XXe siècle), d’un clocher-porche, d’une chapelle latérale dédiée à saint Julien, et d’un chevet pentagonal abritant une abside en hémicycle. Son harmonie avec le presbytère adjacent et leurs toitures en tuiles d’Allassac (ou en lauzes, typiques de Sousceyrac) en fait un ensemble emblématique du patrimoine local.
Le mobilier d’origine, incluant le maître-autel offert par l’abbé Larribe (aumônier des Ursulines de Sousceyrac et natif de Lamativie) et l’autel de la Vierge (1886), a aujourd’hui disparu. L’église incarne ainsi à la fois l’histoire religieuse quercynoise et l’adaptation des communautés rurales aux contraintes géographiques, tout en illustrant la modestie des constructions paroissiales du XVIIe siècle.
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