Construction présumée milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Période estimée pour les granges ovalaires.
début du XIXe siècle
Recensement cadastre napoléonien
Recensement cadastre napoléonien début du XIXe siècle (≈ 1904)
220 granges recensées à Payzac.
2019
Restauration de la porte
Restauration de la porte 2019 (≈ 2019)
Porte en chêne refaite à l’identique.
16 août 2023
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 16 août 2023 (≈ 2023)
Protection totale du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La grange ovalaire de La Roche-Picout, en totalité, située sur la parcelle n° 134 de la section BD du cadastre de la commune, conformément au plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 16 août 2023
Origine et histoire
La grange ovalaire de La Roche-Picout, située à Payzac en Dordogne, est un exemple emblématique des granges ovalaires locales, souvent appelées escura-bossa (grange-étable et abri pour charrettes). Ces constructions, généralement datées du milieu du XVIIIe siècle, étaient très répandues au début du XIXe siècle, comme l’atteste le cadastre napoléonien qui en recensait environ 220 à Payzac. Aujourd’hui, moins d’une dizaine subsistent. Leur particularité architecturale réside dans leur forme ovale et leur toiture, originellement en chaume de seigle, portée non par les murs mais par une charpente en châtaignier et des piliers.
La grange de La Roche-Picout se distingue par sa structure en pierre sèche et sa toiture actuelle en taule, remplaçant le chaume d’origine, trop coûteux à restaurer (2 à 300 €/m2). À l’intérieur, elle conserve des aménagements pour le bétail, comme des cornadies, et comprend une cave, une rareté pour ce type de bâtiment. La porte en chêne, refaite en 2019 à l’identique selon un système complexe d’emboîtement, témoigne d’un savoir-faire artisanal préservé. L’ensemble a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 16 août 2023.
Ces granges ovalaires jouaient un rôle central dans l’économie agricole locale, servant à la fois d’étable, de stockage pour les récoltes et d’abri pour les outils. Leur déclin s’explique par l’évolution des pratiques agricoles et le coût prohibitif de leur entretien, notamment pour la toiture en chaume. La grange de La Roche-Picout, avec ses spécificités (cave, charpente préservée), offre un témoignage précieux de ce patrimoine rural menacé.