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Lazarets de La Grande Chaloupe

Lazarets de La Grande Chaloupe

    3 Route du Littoral
    97419 La Possession
Lazarets de La Grande Chaloupe
Lazarets de La Grande Chaloupe
Lazarets de La Grande Chaloupe
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Lazarets de La Grande Chaloupe
Lazarets de La Grande Chaloupe
Lazarets de La Grande Chaloupe
Lazarets de La Grande Chaloupe
Crédit photo : Thierry Caro - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1860
Création des lazarets
22 octobre 1998
Inscription monument historique
2004-2011
Restauration par l’association C.H.A.M.
août-octobre 2012
Fouilles archéologiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Voir commune de : Saint-Denis

Personnages clés

Association C.H.A.M. - Acteur de la restauration Chantiers Histoire et Architecture Médiévales (2004-2011).

Origine et histoire

Les lazarets de la Grande-Chaloupe, situés dans une ravine isolée entre La Possession et Saint-Denis à La Réunion, furent créés en 1860 sous le Second Empire. Ils remplaçaient le lazaret de la Ravine-à-Jacques, jugé inadapté en raison de son site encaissé et de sa capacité insuffisante. Ces lazarets servaient de lieu de quarantaine pour les travailleurs engagés, principalement des Indiens, arrivant sur l’île. Le lazaret n°1, situé sur la commune de La Possession, comprenait deux dortoirs, une infirmerie, une longère et un cimetière, le tout entouré de murs. Une fontaine à deux bassins occupait le centre de la cour.

Le lazaret n°2, implanté plus en amont sur la commune de Saint-Denis, comportait trois bâtiments (un administratif et deux dortoirs) dans une enceinte partiellement détruite par des intempéries. Entre 1860 et les années 1900, ces lazarets jouèrent un rôle clé dans la gestion sanitaire des flux migratoires liés à l’engagisme, système de travail sous contrat qui succéda à l’esclavage après son abolition en 1848. Leur localisation isolée visait à limiter la propagation des épidémies parmi la population réunionnaise.

Le lazaret n°1 a été inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1998. Entre 2004 et 2011, l’association C.H.A.M. (Chantiers Histoire et Architecture Médiévales) a restauré un dortoir et le pavillon d’isolement, aujourd’hui transformé en espace d’exposition sur l’engagisme et les plantes locales. Des fouilles archéologiques menées en 2012 ont révélé des éléments exposés sur place. Le lazaret n°2, en ruines, n’est pas accessible au public, tandis que le dortoir n°2 du lazaret n°1 est occupé par la Direction départementale de l’Équipement.

Ces lazarets illustrent l’histoire sanitaire et migratoire de La Réunion au XIXe siècle, marquée par l’arrivée massive de travailleurs indiens, africains et malgaches. Leur architecture fonctionnelle et leur isolement géographique reflètent les préoccupations hygiénistes de l’époque coloniale. Les expositions actuelles mettent en lumière le métissage culturel et végétal issu de cette période, ainsi que les conditions de vie des engagés pendant leur quarantaine.

Liens externes