Création des lazarets 1860 (≈ 1860)
Remplacement du lazaret de la Ravine-à-Jacques.
22 octobre 1998
Inscription monument historique
Inscription monument historique 22 octobre 1998 (≈ 1998)
Lazaret n°1 protégé à l’Inventaire supplémentaire.
2004-2011
Restauration par l’association C.H.A.M.
Restauration par l’association C.H.A.M. 2004-2011 (≈ 2008)
Dortoir et pavillon d’isolement rénovés.
août-octobre 2012
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques août-octobre 2012 (≈ 2012)
Résultats exposés dans le pavillon d’isolement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir commune de : Saint-Denis
Personnages clés
Association C.H.A.M. - Acteur de la restauration
Chantiers Histoire et Architecture Médiévales (2004-2011).
Origine et histoire
Les lazarets de la Grande-Chaloupe, situés dans une ravine isolée entre La Possession et Saint-Denis à La Réunion, furent créés en 1860 sous le Second Empire. Ils remplaçaient le lazaret de la Ravine-à-Jacques, jugé inadapté en raison de son site encaissé et de sa capacité insuffisante. Ces lazarets servaient de lieu de quarantaine pour les travailleurs engagés, principalement des Indiens, arrivant sur l’île. Le lazaret n°1, situé sur la commune de La Possession, comprenait deux dortoirs, une infirmerie, une longère et un cimetière, le tout entouré de murs. Une fontaine à deux bassins occupait le centre de la cour.
Le lazaret n°2, implanté plus en amont sur la commune de Saint-Denis, comportait trois bâtiments (un administratif et deux dortoirs) dans une enceinte partiellement détruite par des intempéries. Entre 1860 et les années 1900, ces lazarets jouèrent un rôle clé dans la gestion sanitaire des flux migratoires liés à l’engagisme, système de travail sous contrat qui succéda à l’esclavage après son abolition en 1848. Leur localisation isolée visait à limiter la propagation des épidémies parmi la population réunionnaise.
Le lazaret n°1 a été inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1998. Entre 2004 et 2011, l’association C.H.A.M. (Chantiers Histoire et Architecture Médiévales) a restauré un dortoir et le pavillon d’isolement, aujourd’hui transformé en espace d’exposition sur l’engagisme et les plantes locales. Des fouilles archéologiques menées en 2012 ont révélé des éléments exposés sur place. Le lazaret n°2, en ruines, n’est pas accessible au public, tandis que le dortoir n°2 du lazaret n°1 est occupé par la Direction départementale de l’Équipement.
Ces lazarets illustrent l’histoire sanitaire et migratoire de La Réunion au XIXe siècle, marquée par l’arrivée massive de travailleurs indiens, africains et malgaches. Leur architecture fonctionnelle et leur isolement géographique reflètent les préoccupations hygiénistes de l’époque coloniale. Les expositions actuelles mettent en lumière le métissage culturel et végétal issu de cette période, ainsi que les conditions de vie des engagés pendant leur quarantaine.
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