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Maison, 26 Place Gambetta à Bordeaux en Gironde

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison, 26 Place Gambetta à Bordeaux

  • 26 Place Gambetta
  • 33000 Bordeaux
Maison, 26 Place Gambetta à Bordeaux
Maison, 26 Place Gambetta à Bordeaux
Maison, 26 Place Gambetta à Bordeaux
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Maison, 26 Place Gambetta à Bordeaux
Maison, 26 Place Gambetta à Bordeaux
33000 Bordeaux, 26 Place Gambetta

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1746
Création de la place Dauphine
1758–1770
Construction des façades
1793–1794
Période de la Terreur
1883
Rebaptisée place Gambetta
1927
Classement Monument historique
2018–2021
Réaménagement contemporain
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Marquis de Tourny - Intendant de Bordeaux Initiateur de la place en 1746.
André Portier - Architecte Conçoit les plans des façades.
Jean-Baptiste-Marie Lacombe - Président de la Commission militaire Supervise les exécutions en 1793–1794.
Élie Guadet - Député girondin Exécuté sur la place en 1794.
Léon Gambetta - Homme politique Donne son nom à la place en 1883.
Sabine Haristoy - Paysagiste Coresponsable du réaménagement en 2021.

Origine et histoire de la Maison, Place Gambetta

La place Gambetta, anciennement place Dauphine, est créée en 1746 sous l’impulsion du marquis de Tourny, intendant de Bordeaux, dans le cadre d’un projet d’embellissement urbain. Les travaux, confiés aux architectes André Portier et Michel Voisin, débutent en 1758 et s’achèvent en 1770. La place adopte un style classique, avec des façades uniformes en pierre de taille, des arcades au rez-de-chaussée et des étages décorés de mascarons et de balcons en fer forgé. Elle devient un modèle d’urbanisme bordelais du XVIIIe siècle, marquant la transition entre la ville médiévale et son extension vers l’ouest.

Durant la Révolution française, la place est rebaptisée place Nationale en 1790 et devient un lieu d’exécution publique. La guillotine y est installée en octobre 1793, supervisée par le Comité révolutionnaire de surveillance et la Commission militaire. Parmi les 302 victimes de la Terreur bordelaise, figurent des députés girondins comme Élie Guadet, exécutés en 1794. Ironiquement, Jean-Baptiste-Marie Lacombe, président de la Commission militaire, y est lui-même guillotiné en août 1794 après la chute de Robespierre.

Au XIXe siècle, la place change plusieurs fois de nom : place du Roi de Rome (1811–1814) en hommage à Napoléon II, puis place Gambetta en 1883, rendant hommage à l’homme politique Léon Gambetta. En 1868, un projet de monument aux Girondins, proposé par l’architecte Julien Guadet, est envisagé mais finalement réalisé ailleurs. La place conserve cependant son rôle central dans la vie bordelaise, avec l’installation d’une borne zéro en 1890, marquant le centre symbolique de la ville.

Au XXe siècle, la place Gambetta reste un carrefour stratégique, notamment pour les transports en commun. À la Libération en 1944, les Forces françaises de l’intérieur (FFI) y défilent. Dans les années 2000, un jalonnement directionnel rappelant les jumelages de Bordeaux y est installé, avant d’être retiré lors du réaménagement contemporain.

Entre 2018 et 2021, la place subit une transformation majeure menée par l’agence West 8 et la paysagiste Sabine Haristoy. Le projet, controversé pour l’abattage de 17 marronniers, agrandit les espaces verts (passant de 2 392 m2 à 3 851 m2) et piétonnise partiellement la place. Les façades du XVIIIe siècle, classées aux Monuments historiques depuis 1927, sont mises en valeur par un nouvel éclairage. Le jardin central, autrefois doté d’un bassin, est remplacé par une fontaine saisonnière.

La maison du 26 place Gambetta s’inscrit dans cet ensemble architectural protégé. Ses caractéristiques typiques — rez-de-chaussée commercial, étages à fenêtres rectangulaires surmontées de frontons, et toiture en ardoise — reflètent le style classique bordelais. Son histoire est indissociable de celle de la place, témoin des mutations urbaines, politiques et sociales de Bordeaux depuis le siècle des Lumières.

Liens externes

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