Construction probable vers 1590-1600 (≈ 1595)
Datation par comparaison avec l’hôtel de Verninac (1592).
1821-1868
Alignement partiel rue Jaubertie
Alignement partiel rue Jaubertie 1821-1868 (≈ 1845)
Reconstruction du n°4, modification façades.
XVIIIe siècle
Propriété famille Grivel
Propriété famille Grivel XVIIIe siècle (≈ 1850)
Maison connue sous le nom *maison Grivel*.
28 mars 1958
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 28 mars 1958 (≈ 1958)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue y compris celles de la tourelle d'angle et les toitures correspondantes (cad. H 734) : inscription par arrêté du 28 mars 1958
Personnages clés
Famille Grivel - Propriétaire au XVIIIe siècle
Donne son nom à la maison.
Origine et histoire
La maison de Brive-la-Gaillarde, construite au XVIe siècle, est un exemple remarquable d’architecture Renaissance en grès local. Elle se distingue par sa porte d’entrée moulurée, son escalier en vis en pierre, et une tourelle d’angle de style Louis XII reposant sur un cul-de-lampe. La lucarne du deuxième étage, surmontée d’un fronton en demi-lune, ainsi que les fenêtres de la tourelle, témoignent d’un décor soigné, comparable à celui de l’hôtel de Verninac (1592). Ces éléments suggèrent une datation autour des années 1590-1600.
La maison est située dans le quartier dit des Sœurs, en référence à un ancien couvent de Clarisses voisin. Elle pourrait avoir abrité la maison des Sœurs, bien que cette hypothèse ne soit pas confirmée. Au XVIIIe siècle, elle appartient à la famille Grivel, lui valant le nom de maison Grivel. Les façades et la tourelle, partiellement remaniées aux XIXe siècle (alignement sur la rue de la Jaubertie entre 1821 et 1868), conservent des éléments protégés depuis 1958, comme la lucarne et les fenêtres de la tourelle.
L’édifice, probablement un ancien petit hôtel particulier, illustre l’influence des styles Louis XII et Renaissance dans l’architecture civile du Limousin. La porte en bois clouté, l’escalier en vis, et les décors moulurés (frontons, pinacles disparus) reflètent le prestige de ses propriétaires successifs. Malgré des modifications ultérieures (arasement de la tourelle, reconstruction partielle), la maison reste un témoignage rare de l’habitat bourgeois de la fin du XVIe siècle dans la région.
Les matériaux utilisés, grès local (brasier) et grès de Grammont, soulignent l’ancrage régional de la construction. L’écu d’armes disparu au-dessus de la porte suggère une origine noble ou aisée, tandis que la comparaison avec l’hôtel de Verninac (1592) renforce l’hypothèse d’une construction tardive dans le siècle. Les projets d’alignement du XIXe siècle ont altéré son aspect d’origine, notamment sur la rue de la Jaubertie, où une partie a été reconstruite.
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