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Maison forte de Fistillieu en Savoie

Savoie

Maison forte de Fistillieu

    65 Chemin de la vie
    73170 Yenne

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1230
Première mention des Fistillieu
1335
Reconnaissance du fief
1406
Trésorier de Savoie
1730
Vente des rentes féodales
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Thomas de Fistillieu - Seigneur du XIIIe siècle Premier membre cité en 1230.
Pierre d'Ameysin - Seigneur d'Ameysin Reconnaît le fief en 1335.
Jacques de Fistillieu - Trésorier de Savoie Mentionné en 1406 dans les archives.
Claude de Fistillieu - Recteur de maladrerie Dirigeait la maladrerie de Yenne en 1460.
Gilibert de Seyssel Châtelard - Dernier seigneur connu Vend les rentes en 1730.

Origine et histoire

La maison forte de Fistillieu était une construction médiévale du XIIIe siècle, située sur la commune de Yenne, en Savoie. Elle servait de siège à la seigneurie de Fistillieu et se dressait probablement sur un mamelon au-dessus du hameau des Buchets, face au château de la Dragonnière. Aujourd’hui, il n’en subsiste aucune trace visible, et son emplacement exact reste incertain.

Au XIIIe siècle, le fief et la maison forte appartenaient à la famille de Fistillieu, avec Thomas de Fistillieu mentionné dès 1230. En 1335, Pierre d'Ameysin en fit reconnaître la possession comme fief noble. La lignée des Fistillieu conserva le domaine jusqu’au XVIIe siècle, avec des membres occupant des rôles notables, comme Jacques de Fistillieu, trésorier de Savoie en 1406, ou Claude de Fistillieu, recteur de la maladrerie de Yenne en 1460.

La seigneurie changea de mains au fil des alliances matrimoniales et des transactions. En 1438, Amédée de Fistillieu acquit des servis à Chambuet, tandis qu’en 1536, Pierre de Fistillieu servit de procureur pour la communauté de Yenne. Au XVIIe siècle, la maison forte passa à la famille de Seyssel du Châtelard, qui la posséda jusqu’en 1730, date à laquelle une partie des rentes féodales fut vendue. Après cette date, toute trace du fief disparut des archives.

Aucun vestige architectural de la maison forte n’a survécu. Les informations disponibles proviennent principalement d’archives écrites et de monographies locales, comme celle de Jean Létanche en 1907, qui documente les ruines féodales du canton de Yenne. Le site, bien que disparu, témoigne de l’importance des maisons fortes dans l’organisation seigneuriale savoyarde au Moyen Âge.

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