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Maison forte de Mionnaz en Haute-Savoie

Haute-Savoie

Maison forte de Mionnaz

    25 Route de Geneve
    74270 Menthonnex-sous-Clermont

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1278
Première mention écrite
1325-1335
Dendrochronologie des solives
début XIVe siècle
Construction de la maison forte
1543
Transmission par mariage
1730
Nouveaux propriétaires
1835
Dernière transmission connue
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre de Mionnaz - Écuyer et maître d’hôtel Propriétaire au XVe siècle, au service du prince Jean de Savoie.
Famille de Mionnaz - Seigneurs locaux Première famille noble propriétaire dès le XIVe siècle.
Famille de Montfort - Propriétaires par alliance Acquiert la maison forte en 1543.
Famille de Grenaud - Derniers propriétaires connus Possède le site en 1835.

Origine et histoire

La maison forte de Mionnaz est une demeure seigneuriale construite au début du XIVe siècle, située dans le hameau de Mionnaz, sur la commune de Menthonnex-sous-Clermont (Haute-Savoie). Elle était le centre de la seigneurie locale et contrôlait la route stratégique reliant Chambéry à Genève via Rumilly et Clermont. Son architecture reflète son rôle défensif et résidentiel, avec un corps de logis quadrangulaire et des éléments fortifiés comme des tours rondes et un mur d’enceinte.

Dès 1278, le site est mentionné comme propriété d’un damoiseau, puis passe à la famille de Mionnaz au XIVe siècle. Au XVe siècle, elle appartient à Pierre de Mionnaz, écuyer et maître d’hôtel du prince Jean de Savoie. Par alliances matrimoniales, elle change de mains en 1543 (famille de Montfort), en 1730 (Chabod de Saint-Maurice), puis en 1835 (famille de Grenaud). Ces transmissions illustrent son importance dans les réseaux nobiliaires savoyards.

La maison forte se caractérise par un haut mur d’enceinte percé de portes surmontées de mâchicoulis (dont il ne reste que les consoles), deux tours rondes encadrant le mur ouest, et un corps de logis de deux étages. Une dendrochronologie des solives date leur abattage entre 1325 et 1335. À l’intérieur, une cheminée à caissons et une probable chapelle témoignent de son usage résidentiel et seigneurial. Une tour ronde centrale, aujourd’hui arasée, abritait un escalier à coquille.

Stratégiquement placée sur un coteau en rive droite de la Morge, la maison forte surveillait les déplacements entre les vallées savoyardes et Genève. Son architecture mêle fonctions défensives (tours, enceintes) et résidentielles (larges fenêtres à meneaux, potager aménagé dans une baie), typique des maisons fortes de l’aristocratie locale au Moyen Âge.

Les sources écrites et archéologiques (notamment les travaux de Christian Regat, François Aubert et Georges Chapier) soulignent son rôle dans l’histoire féodale de la Savoie, entre contrôle territorial et vie seigneuriale. Son évolution reflète les mutations des élites régionales, des Mionnaz aux Grenaud, sur plus de cinq siècles.

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