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Maison à Richelieu en Indre-et-Loire

Maison

    22 Ter Place des Religieuses
    37120 Richelieu
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
2e quart du XVIIe siècle
Construction de l'hôtel
XVIIIe siècle
Ajout des communs
9 juin 1932
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade et toiture : inscription par arrêté du 9 juin 1932

Personnages clés

Cardinal de Richelieu - Commanditaire Fonda la ville nouvelle.
Jacques Lemercier - Architecte Conçut l'hôtel et la ville.

Origine et histoire

La maison de Richelieu, située place des Religieuses, s’inscrit dans le projet urbain ambitieux lancé par le cardinal de Richelieu au XVIIe siècle. Ce dernier, né dans le village originel, confia à l’architecte Jacques Lemercier la mission de transformer le lieu en une ville idéale, dotée d’un plan géométrique rigoureux : fossés, remparts, portes monumentales, et un réseau de rues symétriques bordées de maisons alignées. L’hôtel, construit dans le deuxième quart du XVIIe siècle selon les plans de Lemercier, témoigne de cette volonté d’ordre et de grandeur, avec une aile intégrée à une maison adjacente sur la place, et des communs ajoutés ultérieurement.

Les communs et certains remaniements datent du XVIIIe siècle, marquant une évolution de l’édifice après sa construction initiale. La façade et la toiture de la maison ont été protégées par une inscription aux Monuments Historiques en 1932, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Ce bâtiment s’insère dans un ensemble plus large, reflétant l’héritage urbanistique du cardinal, où chaque élément architectural contribue à l’harmonie d’une cité conçue ex nihilo pour incarner le pouvoir et la modernité de l’époque.

La ville de Richelieu, classée parmi les villes nouvelles de l’Ancien Régime, représente un cas unique en France par son unité stylistique et son état de conservation. La maison, comme les autres édifices de la place des Religieuses, illustre le dialogue entre l’architecture civile et les ambitions politiques de son fondateur. Son inscription au titre des Monuments Historiques souligne son rôle dans la mémoire collective, à la fois comme témoin de l’urbanisme classique et comme fragment d’un projet visionnaire interrompu par la mort du cardinal en 1642.

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