Construction du site Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification des mégalithes.
24 juillet 2023
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 24 juillet 2023 (≈ 2023)
Inscription officielle par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’ensemble mégalithique de Mané-Carnaplaye, composé de deux dolmens et leurs tumulus – le dolmen de Kerroch et le dolmen nord -, un tertre, un talus et un ensemble de menhirs, ainsi que le sol d’assiette des parcelles AK 52, AK 56, AK 57, AK 58, AK 59, AK 60, AK 61, AK 62, AK 63, AK 64, AK 66, AK 67, AK 70, AK 71, AK 72, AK 73, AK 74, AK 76 et du sol d’assiette d’une partie de la parcelle AK 65. L’ensemble figure au cadastre de la commune section AK parcelles n° 52, 56 à 67, 70 à 74 et 76, représentées sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 24 juillet 2023
Origine et histoire
L’ensemble mégalithique de Mané-Carnaplaye, situé dans la commune de Saint-Philibert (Morbihan, Bretagne), est un site archéologique majeur datant du Néolithique. Il se compose de deux dolmens (dont le dolmen de Kerroch et le dolmen nord), accompagnés de leurs tumulus, ainsi que d’un tertre, d’un talus et d’un groupe de menhirs. Ces structures funéraires et rituelles illustrent les pratiques culturelles et religieuses des sociétés néolithiques locales, marquées par l’érection de monuments en pierre pour honorer les défunts ou marquer des lieux sacrés.
Le site a été officiellement reconnu et protégé par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 24 juillet 2023. Cette protection couvre non seulement les mégalithes eux-mêmes, mais aussi le sol des 20 parcelles cadastrales concernées (section AK), garantissant la préservation de leur contexte archéologique. Bien que la localisation précise soit jugée « passable » (note 5/10), l’adresse approximative « 21 Au Phil de l'Eau » à Saint-Philibert permet de situer l’ensemble dans un environnement rural caractéristique du Morbihan.
La propriété du site est partagée entre la commune de Saint-Philibert et des propriétaires privés. Aucune information n’est disponible sur son accessibilité au public, sa vocation touristique ou d’éventuels services associés (visites, hébergements). Les sources mentionnées (Monumentum, données internes) ne fournissent pas de détails supplémentaires sur les fouilles archéologiques, les découvertes matérielles ou les usages spécifiques de ce site au Néolithique.
À l’époque néolithique, la Bretagne était une région densément occupée par des communautés agro-pastorales sédentaires. Les mégalithes, comme ceux de Mané-Carnaplaye, servaient probablement de lieux de sépulture collective ou de repères territoriaux, reflétant une organisation sociale complexe et une spiritualité centrée sur le culte des ancêtres. Ces monuments, souvent alignés ou groupés, témoignent d’une maîtrise avancée des techniques de taille et de transport des pierres, ainsi que d’une volonté de marquer durablement le paysage.