Restauration par Calderari 1760-1762 (≈ 1761)
Décors ajoutés au cloître et à l’église.
1794
Expulsion des Franciscains
Expulsion des Franciscains 1794 (≈ 1794)
Occupation par les soldats révolutionnaires.
1903
Départ définitif des moines
Départ définitif des moines 1903 (≈ 1903)
Application de la loi sur les congrégations.
1917
Classement monument historique
Classement monument historique 1917 (≈ 1917)
Protection officielle de l’État.
1967
Rachat par l’État
Rachat par l’État 1967 (≈ 1967)
Début des restaurations majeures.
2001
Ouverture à la littérature
Ouverture à la littérature 2001 (≈ 2001)
Création de la Maison des écrivains.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien couvent (cad. D 1215 à 1221) : classement par arrêté du 14 avril 1917
Personnages clés
Calderari (maître-maçon) - Artisan restaurateur
Décora cloître et église (1760-1762).
Franciscains Observantins Réformés - Fondateurs et occupants
Ordre religieux présent de 1633 à 1903.
Origine et histoire
Le monastère de Saorge fut fondé en 1633 par les Franciscains Observantins Réformés, dits « Récollets ». La commune leur céda d’abord la chapelle Saint-Bernard (1639), puis un terrain attenant (1648) pour construire le couvent. L’église Notre-Dame-des-Miracles, achevée vers 1661 grâce à une aide financière municipale, fut enrichie de décors au XVIIIe siècle par le maître-maçon Calderari de Lugano, qui intervint entre 1760 et 1762 sur le cloître et les fresques.
En 1794, les Franciscains furent chassés par les troupes révolutionnaires françaises, et le couvent devint un hospice communal avant d’être restitué en 1824. Occupé jusqu’en 1903, date de la loi sur les congrégations, le site périclita ensuite : colonie de vacances, caserne pendant la Seconde Guerre mondiale, puis rachat par l’État en 1967. Une restauration majeure permit son occupation par des frères franciscains de 1969 à 1988.
Depuis 2001, le monastère abrite la Maison des écrivains et de la littérature, accueillant résidences d’auteurs, séminaires et ateliers. Classé monument historique en 1917, il conserve un plan typique des couvents liguriens du XVIIe siècle : cloître rectangulaire à arcades, église à nef unique ornée de gypseries et fresques, et jardins conventuels avec bassins et pergolas. Les cadrans solaires des XVIIIe et XIXe siècles et les fresques narrant la vie de saint François d’Assise témoignent de son héritage artistique.
L’architecture reprend celle du monastère de Cimiez, avec des galeries à voûtes décorées et un porche masquant la façade. Le chœur, plus étroit que la nef, abrite un maître-autel en bois ciré, typique de la tradition franciscaine. À l’extérieur, le jardin combine utilité (potager, arbres fruitiers) et symbolisme, reflétant la vie monastique d’autosuffisance.
Le patrimoine mobilier, bien que non détaillé dans les sources, s’inscrit dans ce contexte religieux et artistique. Aujourd’hui, le site allie préservation patrimoniale et vocation culturelle, perpétuant son rôle de lieu de création et de recueillement, proche de sa destination originelle.
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