Projet de construction 1928 (≈ 1928)
Initiative du capitaine Abdel Kader Mademba.
1930
Achèvement de la mosquée
Achèvement de la mosquée 1930 (≈ 1930)
Construction terminée dans le camp de Caïs.
18 juin 1987
Classement monument historique
Classement monument historique 18 juin 1987 (≈ 1987)
Inscrite à l’inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La mosquée (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 18 juin 1987
Personnages clés
Abdel Kader Mademba - Capitaine
Initiateur du projet de construction.
Colonel Lame - Commandant d’armes
Soutien du projet de mosquée.
Origine et histoire
La mosquée Missiri est un ancien édifice religieux musulman français, construit en 1930 à Fréjus, dans le département du Var. Inspiré de la Grande Mosquée de Djenné au Mali, ce monument en ciment recouvert d’ocre rouge était destiné aux troupes coloniales africaines stationnées dans le camp militaire de Caïs. Son architecture, avec des tours d’angle en béton armé imitant les poutres en bois, évoque les constructions en terre du modèle africain. Désaffectée aujourd’hui, elle reste un témoignage unique de l’histoire coloniale et militaire française.
L’initiative de sa construction revient au capitaine Abdel Kader Mademba, soutenu par le colonel Lame, commandant d’armes. L’objectif était d’offrir aux tirailleurs sénégalais un lieu de culte rappelant leur pays d’origine, avec des cases africaines et des termitières reconstituées pour recréer une ambiance familière. La mosquée, propriété du ministère de la Défense, a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1987. Bien que conçue comme un lieu de prière, elle servait davantage de symbole culturel et identitaire pour les soldats coloniaux.
La construction de la mosquée Missiri a mobilisé des ressources locales et militaires : le maire de Fréjus a fourni des matériaux (sable, pierres), l’aviation maritime a assuré les transports, et la main-d’œuvre a été réalisée par les soldats coloniaux. Le coût total, estimé à 50 000 francs de l’époque, reflète l’importance accordée à ce projet. Aujourd’hui, l’édifice, sans toit et aux fresques murales inachevées, est géré par le musée des troupes de marine de Fréjus. Il incarne un patrimoine historique lié à la présence des troupes africaines en France au XXe siècle.
Le nom « Missiri » provient du bambara, une langue parlée au Mali, et signifie simplement « mosquée ». Ce choix linguistique renforce le lien symbolique entre l’édifice et les cultures africaines représentées. La mosquée, bien que désaffectée, reste un lieu emblématique de la mémoire coloniale et militaire, illustrant les efforts pour intégrer les soldats africains dans un environnement étranger. Son architecture et son histoire en font un monument unique en France, classé et protégé pour sa valeur patrimoniale.
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