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Moulin à eau de Sautret à Feneu en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine rural
Moulin
Moulin à eau
Maine-et-Loire

Moulin à eau de Sautret à Feneu

    Clos de Sautre
    49460 Feneu
Crédit photo : Alexpi93 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Premières mentions du « grand moulin »
1406
Aveu de Brient de la Haye Joullain
1671
Aveu du prieur du Bignon
1766
Incendie et reconstruction du grand moulin
1780
Reconstruction du petit moulin
1870
Agrandissement du logis du meunier
1977
Arrêt définitif de l’activité meunière
2002
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures de l'ensemble du moulin et de l'habitation du meunier ; l'ensemble des installations techniques et machines du moulin proprement dit ; les sols d'assiette de la chaussée médiévale (avec les vestiges du "grand moulin") (cad. E 362, lieudit le Pré Moulin, 363, lieudit Pré du Chaussereau, 365, lieudit Le Moulin de Sautret) : inscription par arrêté du 19 septembre 2002

Personnages clés

Brient de la Haye Joullain - Seigneur et homme lige Auteur d’un aveu en 1406 pour René d’Anjou.
Comte Goddes de Varennes - Seigneur local au XVIIIe siècle Finança la reconstruction du grand moulin.
Joseph François - Meunier au XVIIIe siècle Participa à la reconstruction de 1766.
Prieur du Bignon - Bénéficiaire des droits seigneuriaux Percevait la dîme en 1671.

Origine et histoire

Le moulin de Sautret, parfois orthographié Sautré, est un moulin à eau situé dans le département de Maine-et-Loire, à Feneu. Son origine remonte au Moyen Âge, avec des mentions dès le XIIe siècle sous le nom de « grand moulin ». Le site, stratégique, était contrôlé par un château médiéval verrouillant l’accès à Angers depuis la Mayenne. Au XIIe siècle, une chaussée et une porte marinière furent aménagées pour faciliter le fonctionnement des moulins et la navigation fluviale.

Au XVIIe siècle, deux moulins coexistaient : le « grand moulin » (destiné à la mouture des grains) et le « petit moulin » (transformé en moulin foulon à draps au XVIIIe siècle). En 1766, le grand moulin brûla et fut reconstruit la même année par le comte Goddes de Varennes et le meunier Joseph François. En 1780, le petit moulin fut aussi reconstruit comme moulin à grains. Les archives révèlent que les moulins étaient soumis à des droits seigneuriaux, comme la dîme sur les grains et les poissons.

Le moulin actuel, inscrit aux monuments historiques en 2002, conserve un équipement complet de meunerie datant de la fin du XIXe siècle, complété par des installations de la première moitié du XXe siècle. Il resta en activité jusqu’en 1977. Son logis de meunier, agrandi dans les années 1870, et ses machines traditionnelles (meules de pierre, rouet métallique) témoignent de son héritage artisanal en Anjou.

Le site inclut aussi les vestiges de la chaussée médiévale et du « grand moulin » d’origine, protégés lors de l’inscription. La digue médiévale, appelée duit, servait à la fois de système de défense et de régulation hydraulique pour la navigabilité de la Mayenne. Ce moulin illustre l’évolution des techniques meunières et l’importance stratégique des moulins seigneuriaux en Anjou.

Les aveux féodaux, comme celui de Brient de la Haye Joullain en 1406 ou celui du prieur du Bignon en 1671, attestent de l’exploitation continue des moulins et des droits perçus par les seigneurs locaux. Ces documents soulignent le rôle économique et social du site, lié à la fois à la production de farine, au foulage des draps et à la pêche fluviale.

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