Origine et histoire du Musée de la Résistance
En 1963, Henri Guillard, directeur d'école et membre de l'IDEM, Pierre Dubois, inspecteur d'académie, et le Docteur Charles Katz, président de l'ANACR, organisent une exposition sur la Résistance dauphinoise. Son succès les pousse à fonder le Comité du musée de la Résistance dauphinoise, rejoint par Gustave Estadès, ancien résistant et déporté. Le musée ouvre en 1966 dans l'appartement natal de Stendhal, 14 rue Jean-Jacques Rousseau, inauguré par Hubert Dubedout, maire de Grenoble, en présence de Laure Moulin, sœur de Jean Moulin.
En 1970, le musée prend son nom actuel et reçoit le soutien de Pierre Mendès-France, député de l'Isère. Face aux limites de ses locaux, il est transféré en 1994 dans l'ancien bâtiment du CCAS, 14 rue Hébert, après des années de préparation. L'inauguration a lieu le 1er juillet 1994 par Alain Carignon, dans le cadre du 50e anniversaire de la Libération. Le musée devient alors un musée contrôlé par la Direction des musées de France, avec un budget et une équipe dédiés.
Les collections du musée, composées de près de 8 000 pièces (archives, objets, témoignages oraux et filmés), sont déclarées d'intérêt public en 1993. Elles incluent des affiches originales, des photographies, des tracts, et des objets de la vie quotidienne sous l'Occupation. En 2001, le musée s’engage dans un projet de Maison des Droits de l'Homme, prolongement des valeurs de la Résistance. Ces archives, notamment les témoignages, sont devenues des sources historiques majeures avec la disparition progressive des acteurs de la Seconde Guerre mondiale.