Galerie d’écoulement 1760-1778 (≈ 1769)
Drainage des galeries, restaurée en 1803.
1761-1797
Construction du Palais de la Mine
Construction du Palais de la Mine 1761-1797 (≈ 1779)
Bâtiment repensé en 1803-1804 par Schreiber.
1714-1866
Exploitation minière
Exploitation minière 1714-1866 (≈ 1790)
Extraction du plomb argentifère sur le site.
1810
Allée des mélèzes
Allée des mélèzes 1810 (≈ 1810)
Plantation menant au Palais de la Mine.
1990
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1990 (≈ 1990)
Protection des vestiges et parcelles associées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de la Mine, fonderie, bâtiment annexe, galerie d'écoulement et allée de mélèzes, ainsi que les parcelles qui les portent (cad. ZV 31, 53, 156 à 158, 162 à 169, 178) : inscription par arrêté du 20 décembre 1990
Personnages clés
Schreiber - Architecte
Repense le Palais de la Mine (1803-1804).
Origine et histoire
L’ancienne mine de Peisey-Nancroix, située en Savoie, fut exploitée de 1714 à 1866 pour extraire et traiter du minerai de plomb argentifère. Le site s’organisait autour d’un point haut, où se trouvaient les galeries d’extraction, et d’une partie basse à 600 mètres en aval, reliée par une galerie de drainage. L’énergie hydraulique par gravitation y jouait un rôle central, permettant le fonctionnement des installations mécaniques et métallurgiques encore visibles aujourd’hui.
Le Palais de la Mine, construit entre 1761 et 1797 puis repensé en 1803-1804 par l’architecte Schreiber, servait notamment à accueillir les élèves ingénieurs de l’École Française des Mines. À proximité, la fonderie édifiée vers 1745 par une compagnie anglaise conserve les vestiges de fours à réverbères (1754) et de hauts fourneaux (vers 1760). D’autres bâtiments, comme une fonderie annexe (vers 1780), des laveries, une forge, et une machine à vapeur, complétaient le dispositif industriel.
La galerie d’écoulement, entreprise par la Compagnie Savoyarde entre 1760 et 1778 et restaurée en 1803, avait pour fonction de drainer les galeries d’exploitation. Une allée de mélèzes, plantée vers 1810, mène au Palais de la Mine, soulignant l’intégration paysagère du site. Les ruines actuelles, dont un bocard et une grande laverie en partie basse, illustrent l’ampleur de cette activité minière et métallurgique, classée Monument Historique en 1990.