Classement monument historique 12 novembre 1963 (≈ 1963)
Inscription par arrêté ministériel
1965
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1965 (≈ 1965)
Sondages autour du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pile gallo-romaine de la Tourraque d'Ortolas (cad. C 26) : inscription par arrêté du 12 novembre 1963
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité
Sources ne mentionnent aucun personnage
Origine et histoire
La pile gallo-romaine de la Tourraque, aussi appelée tourraque d'Ortolas, est une construction en pierre située à Lamazère, dans le Gers (Occitanie). Datée du milieu du IIe siècle par analogie avec des monuments similaires du sud-ouest, elle mesure aujourd’hui 6,81 m de haut, bien que sa hauteur initiale ait probablement été supérieure. Son plan quadrangulaire (4 × 3,20 m) repose sur un massif de fondation de 0,83 m de profondeur, avec un parement en moellons calcaires locaux et un noyau en opus caementicium. La structure, composée de deux étages visibles (un podium à pilastres et un niveau supérieur en retrait), était surmontée d’une toiture en tuiles, probablement en bâtière.
La pile est interprétée comme un cénotaphe, signalant la proximité d’une sépulture d’un personnage important, suggérée par la présence d’un enclos funéraire à sa base. Une niche voûtée, creusée dans la face ouest (et partiellement détruite par un acte de vandalisme avant le XIXe siècle), abritait probablement des statues des défunts. L’orientation du monument, avec sa face principale tournée vers le nord-ouest, visait à le rendre visible depuis la vallée de la Baïse, située 1,5 km plus au sud. Des sondages archéologiques menés en 1965 ont confirmé l’existence de vestiges d’autres constructions à proximité, évoquant une possible villa antique associée.
Classée monument historique par arrêté du 12 novembre 1963, la pile a fait l’objet de premières investigations archéologiques seulement à la fin du XIXe siècle. Les fouilles ont révélé un parement bien conservé sur la face nord, ainsi qu’une corniche marquant la transition entre les étages. Malgré l’absence de preuves directes, son rôle funéraire est étayé par des comparaisons avec d’autres piles du sud-ouest, souvent implantées près des voies pour servir de repères géographiques. L’enclos surrounding, de faible hauteur, permettait de voir la pile dans son intégralité, renforçant sa fonction commémorative et symbolique.
Les matériaux utilisés (moellons, fragments de béton, tegulae) suggèrent la présence d’un complexe architectural plus large, incluant peut-être une villa et un espace cérémoniel dédié à une famille locale. Cette hypothèse est renforcée par des parallèles avec d’autres sites, comme la pile d’Ordan-Larroque (Gers), également associée à une villa antique. La pile de la Tourraque illustre ainsi les pratiques funéraires gallo-romaines, mêlant influences romaines (architecture en opus caementicium, décors de pilastres) et traditions locales, dans un contexte rural du Haut-Empire.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis