Projet initial 1822 (≈ 1822)
Proposition par l’ingénieur Charles Vauvilliers.
1829-1834
Construction
Construction 1829-1834 (≈ 1832)
Réalisé sous la direction de Joseph-Michel Dutens.
1837
Première restauration
Première restauration 1837 (≈ 1837)
Altération prématurée de la pierre locale.
1844
Enduit bitumineux
Enduit bitumineux 1844 (≈ 1844)
Cuvette traitée, largeur à 2,70 m.
1872
Élargissement cuvette
Élargissement cuvette 1872 (≈ 1872)
Passage à 5,30 m avec étanchéité au plomb.
décembre 1878
Effondrement partiel
Effondrement partiel décembre 1878 (≈ 1878)
Tête aval détruite sur 80 m.
1955
Fin d’exploitation
Fin d’exploitation 1955 (≈ 1955)
121 ans de service pour le transport.
2009
Classement MH
Classement MH 2009 (≈ 2009)
Inscription avec écluse et pont adjacent.
2014-2019
Fermeture et réouverture
Fermeture et réouverture 2014-2019 (≈ 2017)
Travaux sur les garde-corps.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Joseph-Michel Dutens - Ingénieur concepteur
Dirigea la construction du pont-canal.
Charles Vauvilliers - Ingénieur projet
Proposa le plan initial en 1822.
Origine et histoire
Le pont-canal de La Tranchasse, situé entre Ainay-le-Vieil et Colombiers dans le Cher, fut construit entre 1829 et 1834 pour permettre au canal de Berry de traverser le Cher. Conçu par l’ingénieur Joseph-Michel Dutens, il mesure 96 mètres de long avec 8 arches surbaissées, et fut le plus long pont-canal de ce réseau fluvial. Dès 1837, la pierre locale, vulnérable aux intempéries, nécessita des réparations urgentes.
En 1844, la cuvette fut enduite de bitume et élargie à 2,70 m, puis à 5,30 m en 1872 pour répondre à l’augmentation du trafic. Un effondrement partiel en 1878 entraîna des renforcements par des tirants métalliques et des cerclages d’acier sur les piles. Utilisé jusqu’en 1955, il servit principalement au transport de charbon et de minerai entre les mines de l’Allier et les forges du Berry.
Désaffecté en 1956, le pont fut fermé aux piétons en 2014 en raison de la dégradation des garde-corps, avant d’être rouvert après des travaux en 2019. À proximité, le pont-canal de la Croix, plus modeste (10 m), franchissait le ruisseau de la Roche. Depuis 2009, l’ensemble (pont-canal, écluse et pont adjacent) est inscrit aux monuments historiques, témoignant de l’ingénierie fluviale du XIXe siècle.
L’écluse attitrée, comblée dans les années 1960-70, et la maison de l’éclusier, reconvertie en habitation, rappellent l’activité passée du site. Le bassin nord, aujourd’hui à l’abandon comme le pont, complète cet ensemble patrimonial lié à l’âge d’or des canaux en France.