Approbation du tracé 1854 (≈ 1854)
Décret ministériel piémontais pour la ligne ferroviaire.
1855–1856
Construction du pont
Construction du pont 1855–1856 (≈ 1856)
Réalisé par Thomas Brassey et Newman.
1860
Annexion de la Savoie
Annexion de la Savoie 1860 (≈ 1860)
Passage sous administration française après le traité.
1871
Nouveau tracé approuvé
Nouveau tracé approuvé 1871 (≈ 1871)
Ligne déviée en rive droite via Saint-Pierre-d’Albigny.
18 décembre 1876
Désaffectation ferroviaire
Désaffectation ferroviaire 18 décembre 1876 (≈ 1876)
Mise en service du nouveau pont près de Chamousset.
19 août 1994
Classement monument historique
Classement monument historique 19 août 1994 (≈ 1994)
Inscription après mobilisation contre sa démolition.
2017
Menace de démolition
Menace de démolition 2017 (≈ 2017)
Risques d’effondrement et d’inondation évoqués.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont sur la rivière Isère, reliant la route nationale numéro 6 au chemin départemental numéro 33 (cad. ZI) : inscription par arrêté du 19 août 1994
Personnages clés
Thomas Brassey - Entrepreneur britannique
Responsable de la construction du pont (1855–1856).
Newman - Ingénieur
Concepteur du pont avec Brassey.
Pietro Paleocapa - Ministre piémontais des Travaux publics
Approuva le tracé en 1854.
Origine et histoire
Le pont Victor-Emmanuel, aussi appelé pont des Anglais, est un ouvrage métallique construit entre 1855 et 1856 à Cruet (Savoie, Auvergne-Rhône-Alpes) pour la ligne de chemin de fer Victor-Emmanuel, reliant Aix-les-Bains à Saint-Jean-de-Maurienne. Conçu par l’entreprise britannique Thomas Brassey et l’ingénieur Newman, il franchissait l’Isère en biais (45°) pour épouser les courbes du tracé ferroviaire. Ce pont, long de 160 mètres, était composé de quatre travées de 40 mètres, stabilisées par des croix de saint André et des poutres en fer puddlé.
À l’origine, ce pont ferroviaire fut annexé à la France en 1860 avec la Savoie, puis cédé à la compagnie PLM en 1867. Dès 1868, des problèmes d’inondation sur la rive gauche poussèrent à envisager un nouveau tracé, approuvé en 1871 et mis en service en 1876. Désaffecté, le pont échappa à plusieurs projets de démolition (1879, 1887, 1991) avant d’être cédé au Conseil général de la Savoie en 1887 pour un usage routier et piéton, puis classé monument historique en 1994. Aujourd’hui, sa conservation est menacée par son état de dégradation et les risques d’inondation.
Architecturalement, le pont se distingue par son tablier métallique en biais par rapport aux piles, alignées sur le courant de l’Isère. Cette disposition, rare pour l’époque, en fait un témoignage unique de l’ingénierie ferroviaire du XIXe siècle. Les matériaux utilisés — fer puddlé et fonte — et sa structure en treillis en font aussi le plus ancien pont métallique de France encore en place. Malgré son inscription au titre des monuments historiques, sa démolition a été régulièrement évoquée, notamment en 2017, en raison des dangers qu’il représenterait en cas d’effondrement.
Le pont tire son surnom de pont des Anglais de son origine britannique, liée à la compagnie de Thomas Brassey, mais aussi de son rôle dans la ligne Victor-Emmanuel, du nom du roi de Piémont-Sardaigne (1820–1878). Après 1876, il perdit sa fonction ferroviaire au profit d’un nouveau pont près de Chamousset, marquant la fin de son usage d’origine. Aujourd’hui, bien que fermé à la circulation depuis 1994, il reste un symbole du patrimoine industriel savoyard et un enjeu de préservation controversé.
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