Prieuré de la Jaillette à Louvaines en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré Eglise romane

Prieuré de la Jaillette

  • L'Abbaye
  • 49500 Segré-en-Anjou Bleu
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
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Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
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Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Prieuré de la Jaillette
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation du prieuré
XIIIe siècle
Construction du monastère
XVIe siècle
Transformations architecturales
XVIIIe siècle
Changement de propriétaires
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de la Jaillette : inscription par arrêté du 17 juillet 1926 ; Façades et toitures du prieuré ; salle capitulaire ; restes du cloître (cad. B 562) : inscription par arrêté du 12 février 1976

Personnages clés

Geoffroy Lostoir Fondateur de la chapelle priorale en 1194.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
André Sarazin Signale l'état du prieuré en 1971.

Origine et histoire du Prieuré de la Jaillette

Le prieuré de la Jaillette est situé à Louvaines, dans le département de Maine-et-Loire. Selon la tradition, la chapelle priorale a été fondée en 1194 par Geoffroy Lostoir, dit Ostoir, de retour d'une croisade, puis donnée peu après à l'abbaye de La Mélinais, de l'ordre de saint Augustin. Les moines augustins y envoyèrent six frères pour entreprendre la construction du monastère. Le prieuré adopte le plan classique d'une abbaye cistercienne : l'église forme l'aile nord, la salle capitulaire surmontée du dortoir se trouve à l'est, le réfectoire et la cuisine occupent le côté sud et un grand mur ferme l'ouest ; au centre se développait un cloître de quatre travées, disposition qui a valu au site l'appellation fréquente « abbaye de la Jaillette ». Vers le milieu du XVe siècle la baisse des vocations entraîne la réduction de la communauté ; l'abbaye du Mélinais nomme alors un régisseur civil et l'abbé assume le rôle de prieur. Ce régisseur transforme l'aile sud en surélevant le réfectoire et en ajoutant une tour défensive abritant un escalier à vis. Le domaine passe ensuite aux Jésuites de La Flèche, qui en demeurent propriétaires jusqu'à leur expulsion en 1762 ; leurs biens sont alors remis aux Pères de la Doctrine Chrétienne. Pendant la Révolution, le prieuré est réquisitionné et vendu comme bien national ; l'église est récupérée par la commune et, pour séparer les propriétés, un mur est édifié dans le cloître en réutilisant des pierres provenant des arcades et des colonnes. Le prieuré devient ensuite une exploitation agricole, sans programme de restauration notable ; son état est signalé en 1971 par André Sarazin. Racheté en 2000 par des particuliers, le site fait l'objet de travaux de restauration engagés depuis cette date. Administrativement, la Jaillette a été intégrée au canton de Segré en 1801 puis à la commune de Louvaines en 1809 ; l'église a été rétablie comme chapelle de secours dépendant de la paroisse de Louvaines le 15 janvier 1859. L'église et le prieuré sont inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

La partie la plus ancienne de l'église est une petite chapelle romane du XIe siècle dont Geoffroy Lostoir était propriétaire ; elle a été intégrée et agrandie par les moines lors de l'édification du monastère. Malgré les transformations réalisées après la Révolution pour isoler l'église du reste du prieuré, on distingue encore très nettement les entrées du cloître, la porte de la sacristie et l'arche qui donnait accès à l'escalier des matines menant au dortoir. Le côté est abrite la salle capitulaire, couverte autrefois de fresques dont subsistent quelques fragments ; les sondages archéologiques ont mis au jour six tombes dans cette pièce et une autre dans une travée du cloître. À l'étage se trouvent le dortoir et la chambre du prieur, accessibles par un escalier en grosses pierres. Au sud, le logis du régisseur présente une élévation de style Renaissance avec, au premier étage, des fenêtres à coussiège encore visibles et des reprises effectuées au XVIIIe siècle. Côté ouest, l'emplacement réservé aux convers est marqué par un grand mur ; aucun bâtiment monacal n'y a été relevé, les convers ayant probablement habité le hameau voisin. Le cloître, qui occupe l'espace central, a été partiellement démonté après la vente comme bien national mais conserve une travée presque complète et un retour ; grâce aux démontages et aux travaux entrepris depuis 2000, de nombreux éléments ont été récupérés et replacés dans les parties restaurées. Ce cloître est l'un des trois exemplaires romans subsistants dans les Pays de la Loire. À l'intérieur de l'église, des peintures murales romanes recensées par Christian Davy coexistent avec des décors plus tardifs datés du XVIe siècle.

Liens externes