Premier classement MH 7 août 1941 (≈ 1941)
Parties principales protégées
29 octobre 1984
Second classement MH
Second classement MH 29 octobre 1984 (≈ 1984)
Extension de la protection
25 novembre 1996
Inscription des vestiges restants
Inscription des vestiges restants 25 novembre 1996 (≈ 1996)
Complète la protection juridique
21 avril 2021
Effondrement partiel
Effondrement partiel 21 avril 2021 (≈ 2021)
Parement extérieur sud-ouest
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes des remparts gallo-romains (cad. I 446, 463, 464, 467) : classement par arrêté du 7 août 1941 - Vestiges de l'enceinte gallo-romaine du Bas-empire (cad. XD 174, 175 (1 et 5, rue de la Petite-Cité) , XH 35, 36, 38 (rue Charles-Corbeau et allée des Soupirs) , XM 64, 66 (rue Charles-Corbeau et rue de l'Horloge) ) : classement par arrêté du 29 octobre 1984 - Rempart, en totalité, à l'exclusion des parties déjà classées (cad. XH 41 ; XM 64, 66, 14, 76, 73, 72, 71 ; XD 1, 15, 170, 17, 18, 195, 172, 173, 176, 44) : inscription par arrêté du 25 novembre 1996
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur
Origine et histoire
Le rempart gallo-romain d'Évreux est une enceinte construite entre la fin du IIIe et le milieu du IVe siècle pour protéger Mediolanum Aulercorum, chef-lieu de la civitas des Aulerques Éburovices. Long de 1 145 m, il délimite un quadrilatère de neuf hectares, intégrant des éléments spoliés (colonnes, blocs sculptés) de bâtiments antérieurs. Son tracé suit partiellement des rues gauloises et épouse les contours naturels, comme le ruisseau de l’Espringale ou l’Iton.
La construction intervient dans un contexte de crise militaire de l’Empire romain, bien que son rôle exact (défensif ou symbolique) reste débattu. Une première tentative de fortification au IIIe siècle, inachevée, précède ce rempart. Celui-ci exclut volontairement le centre monumental (théâtre, thermes), suggérant une reconversion des priorités urbaines vers la défense. Les fouilles depuis le XIXe siècle et les vestiges visibles (notamment près de la cathédrale et du musée) en font l’un des ensembles gallo-romains les mieux conservés de Normandie.
Composé d’un opus mixtum (moellons calcaires, silex, briques), le rempart atteint 5,10 m de hauteur conservée pour une base de 3,80 m de large. Son parement extérieur, partiellement effondré en 2021, montre un encorbellement inversé pour renforcer la stabilité. Trois portes et une poterne sont supposées, mais aucune tour n’a été identifiée. Un glacis de 40 m et un agger intérieur (talus de 4 à 14 m de large) complètent le dispositif, bien que leur fonction exacte (renfort contre les sapes ?) reste incertaine.
Classé monument historique en 1941 et 1984 (parties restantes inscrites en 1996), le rempart illustre l’adaptation des villes gauloises aux troubles du Bas-Empire. Son tracé irrégulier, adapté au relief et aux cours d’eau, révèle une planification pragmatique. Les spoliations massives de matériaux (fûts de colonnes, chapiteaux) témoignent aussi du déclin des édifices publics au profit d’une enceinte prestigieuse, symbole de résistance et de continuité urbaine.
Le site est aujourd’hui partagé entre propriétés privée, départementale et communale. Une partie est visible en sous-sol du musée d’Évreux, tandis que des tronçons jalonnent le centre historique, comme le long de l’Iton ou de l’allée des Soupirs. Ces vestiges, associés à ceux de Gisacum (sanctuaire voisin), offrent un éclairage unique sur l’urbanisation et les cultes des Aulerques Éburovices.
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