Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Murailles entourant la cité et la ville.
1640
État dégradé des remparts
État dégradé des remparts 1640 (≈ 1640)
Fortifications jugées inefficaces avant 1679.
1679
Octrois de Louis XIV
Octrois de Louis XIV 1679 (≈ 1679)
Financement pour l’entretien des remparts.
1700-1701
Destruction partielle
Destruction partielle 1700-1701 (≈ 1701)
Remparts entre ville et cité détruits.
1893-1896
Démantèlement définitif
Démantèlement définitif 1893-1896 (≈ 1895)
Disparition presque totale des remparts.
5 octobre 1945
Classement monuments historiques
Classement monuments historiques 5 octobre 1945 (≈ 1945)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges comprenant les murs d'escarpe avec leurs courtines et leurs talus, les fossés, les contrescarpes et les glacis de toute l'ancienne fortification de la ville à l'ouest de cette dernière : inscription par arrêté du 5 octobre 1945
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
Associé aux fortifications, rôle non précisé.
Louis XIV - Roi de France
Établit des octrois en 1679.
Charles Desavary - Peintre
A immortalisé les douze portes.
Origine et histoire des remparts
Les remparts d’Arras constituent un ensemble de fortifications médiévales remaniées au XVIIe siècle pour s’adapter à l’artillerie moderne. Leur tracé, établi dès le XIIe siècle, délimitait la cité et la ville, suivant aujourd’hui approximativement celui des boulevards centraux. Ces murs, initialement construits après les invasions normandes pour protéger l’abbaye Saint-Vaast et la cathédrale, ont encerclé un habitat urbain en expansion, restant inchangés jusqu’à leur démantèlement en 1893. Les vestiges actuels, comme le bastion de Roeux et sa courtine, sont les derniers témoignages de cette enceinte historique, classée aux monuments historiques en 1945.
À partir de 1640, les fortifications, déjà dégradées, furent négligées malgré la construction de la citadelle voisine. En 1679, Louis XIV instaura des octrois pour leur entretien, mais les remparts entre la ville et la cité furent détruits dès 1700-1701. Le système défensif, incluant fossés, contrescarpes et glacis, fut définitivement rasé entre 1894 et 1896. Les portes emblématiques, au nombre de douze (comme la porte Ronville ou Baudimont), furent immortalisée en 1883 par Charles Desavary dans une série de tableaux conservés au musée des Beaux-Arts d’Arras.
L’ingénieur militaire Vauban est associé à ces fortifications, bien que son rôle exact dans leur aménagement ne soit pas détaillé dans les sources. Les remparts illustraient l’évolution des techniques de siège et la stratégie de défense urbaine, typique des villes frontalières du nord de la France. Leur disparition au XIXe siècle reflète les transformations urbaines et la perte d’utilité stratégique, marquant la fin d’une époque où Arras était une place forte convoitée.