Protections successives 1930–1986 (≈ 1958)
Classements et inscriptions Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Guy XII de Laval - Comte de Laval
Commanditaire des remaniements de 1407.
André de Lohéac - Maréchal de France
Fit construire la porte Renaise (XVe siècle).
Henri IV - Roi de France
Envisagea leur destruction en 1594.
Origine et histoire des remparts
Les remparts de Laval furent construits au XIIIe siècle pour protéger la ville haute, sur la rive droite de la Mayenne, autour du château. Cette enceinte médiévale, longue de 1 100 mètres, comptait 27 tours et 5 portes, délimitant un espace de plus de 9 hectares. Elle fut remaniée au XVe siècle, notamment par Guy XII de Laval (1407) et André de Lohéac, qui ajoutèrent des mâchicoulis, des barbacanes et la porte Renaise.
La ville resta confinée dans ses remparts jusqu’au XVe siècle, avant que des faubourgs ne se développent (place de Hercé, prieuré Saint-Martin). Le Pont Vieux, seul passage sur la Mayenne jusqu’en 1814, forçait les voyageurs à traverser la ville close. Les remparts, devenus obsolètes avec l’union de la Bretagne à la France, subirent des destructions massives aux XVIIIe et XIXe siècles (comblement des douves, démolition des portes).
Parmi les vestiges préservés figurent la porte Beucheresse (XIIIe siècle, classée en 1931), la tour Renaise (XVe siècle, inscrite en 1930), et des portions de murs avec des tours. Ces éléments illustrent l’évolution défensive de Laval, des conflits médiéval (prise anglaise en 1428) à leur abandon progressif. L’enceinte fut finalement protégée comme Monument historique en 1986, après des siècles de démantèlement.
Les remparts reflètent aussi l’histoire urbaine de Laval : leur tracé délimita longtemps le cœur historique, avant que la ville ne s’étende au-delà après le percement du Pont Neuf (1814) et la création d’un nouveau centre-ville au nord. Leur destruction partielle répondait aux besoins de modernisation, mais les vestiges rappellent leur rôle clé dans la protection et l’organisation spatiale de la cité.
Leur construction initiale au XIIIe siècle succéda à une enceinte primitive en terre (XIe–XIIe siècles), abandonnée lors de la reconstruction en pierre du château. Les améliorations du XVe siècle (tours, chemin de ronde) ne suffirent pas à empêcher la prise anglaise en 1428, menant à la condamnation de la porte Belot-Oisel. Henri IV envisagea leur démantèlement en 1594, mais y renonça, reportant les destructions aux siècles suivants.