Construction du puits adjacent 22 août 1922 (≈ 1922)
Puits encore utilisé aujourd’hui.
Années 1980
Répertoriage du site
Répertoriage du site Années 1980 (≈ 1980)
Première identification officielle du pétroglyphe.
2008
Étude archéologique UNESCO
Étude archéologique UNESCO 2008 (≈ 2008)
Protection des roches gravées des Petites Antilles.
2011
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2011 (≈ 2011)
Première reconnaissance patrimoniale officielle.
6 novembre 2012
Classement du monument
Classement du monument 6 novembre 2012 (≈ 2012)
Protection définitive par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La roche gravée ainsi que son terrain d'assiette tel qu'il est délimité par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté, situés dans le lit de la ravine Moho (cad. non cadastré) : classement par arrêté du 6 novembre 2012
Origine et histoire
La roche gravée de Moho est un pétroglyphe amérindien situé dans la ravine Moho, près du Quartier-d'Orléans à Saint-Martin, dans les Antilles françaises. Ce bloc de diorite allongé (2,5 m x 1 m x 0,5 m) est couvert de cupules circulaires de tailles variées, formant des motifs abstraits et des visages schématiques (yeux et bouche). Ces gravures, probablement réalisées avec des outils en pierre, incluent trois grandes cupules au sommet, peut-être utilisées comme polissoirs pour fabriquer des haches. Le site, répertorié dans les années 1980, compte parmi les quatre pétroglyphes connus de l'île.
Les visages stylisés représentent environ 40 % des motifs gravés des Petites Antilles, reflétant une tradition artistique précolombienne répandue dans la Caraïbe. En 2008, une étude archéologique a été menée pour protéger ces roches gravées, aboutissant à leur inscription aux monuments historiques en 2011, puis à leur classement le 6 novembre 2012. Un puits daté de 1922, encore utilisé aujourd’hui, se trouve à proximité, tandis que des tessons de céramique coloniale et précolombienne ont été retrouvés sur le site.
Un second bloc de tuffite, situé à cinq mètres en amont, porte une cavité similaire aux trois grandes cupules de la roche principale. Des lames de hache ont également été découvertes dans le lit de la ravine, renforçant l’hypothèse d’une utilisation artisanale du site. La roche et son terrain d’assiette sont désormais protégés, soulignant leur importance patrimoniale pour l’histoire amérindienne des Antilles.
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