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Château d'Aulnay en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Château d'Aulnay

    D187
    16700 Aulnay-de-Saintonge

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1795 (8 thermidor an XIII)
Vente définitive
IXe–XIIIe siècle
Période des Maingot
1506
Achat par Louise de Savoie
1840
Destruction des ruines
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Louise de Savoie - Acquéreuse en 1506 Propriétaire avant Charles d’Orléans.
Marie Stuart - Bénéficiaire du douaire Château revenu à la Couronne.

Origine et histoire

Le château d’Aulnay, implanté à Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime), occupait un site stratégique sur la voie romaine reliant Saintes à Poitiers, connu sous le nom d’Aunedonacum. Dès le IXe siècle, la seigneurie appartint à la famille Maingot, qui la conserva jusqu’au XIIIe siècle. Elle passa ensuite entre les mains des Mortagne, des Clermont, puis des Montberon, avant d’être vendue. Ce monument, aujourd’hui disparu, était un témoin des dynamiques féodales locales, avec un donjon circulaire du XIIe siècle comme élément architectural majeur.

Louise de Savoie acquit la seigneurie en 1506 et l’offrit à Charles d’Orléans, avec clause de retour au domaine royal à sa mort. Le château devint ensuite propriété de Marie Stuart comme complément de douaire, avant de revenir à la Couronne après son exécution. Au fil des siècles, il changea plusieurs fois de mains, jusqu’à sa vente définitive le 8 thermidor an XIII (1795). Les dernières ruines furent rasées en 1840, et leurs pierres réutilisées dans les constructions du village, où subsistent encore des éléments sculptés.

L’architecture du château incluait un donjon de 15 mètres de haut, bâti sur un tertre circulaire, accessible par un escalier en colimaçon intégré dans l’épaisseur des murs. Les étages, éclairés par des meurtrières, reflétaient une conception défensive typique du Moyen Âge. À proximité, une imposante fuie ronde (pigeonnier) témoignait de l’importance économique de la seigneurie, bien que sa toiture ait aujourd’hui disparu.

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