Première mention écrite 1108 (≈ 1108)
Cartulaire de Cahors cite Laroque.
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Donjon et chapelle castrale édifiés.
1170
Mention dans un cartulaire
Mention dans un cartulaire 1170 (≈ 1170)
Abbaye d’Aniane évoque le château.
1630
Don de la cloche
Don de la cloche 1630 (≈ 1630)
Bertrand de Saussan offre la cloche.
XVIe siècle
Rmaniement de la demeure
Rmaniement de la demeure XVIe siècle (≈ 1650)
Demeure seigneuriale modifiée.
18 novembre 1942
Classement de la cloche
Classement de la cloche 18 novembre 1942 (≈ 1942)
Cloche classée monument historique.
22 janvier 1979
Inscription du château
Inscription du château 22 janvier 1979 (≈ 1979)
Protection des façades et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Escalier d'accès ; façades et toitures ; chapelle (cad. C 219 à 221) : inscription par arrêté du 22 janvier 1979
Personnages clés
Bertrand de Saussan - Coseigneur de Laroque
Offrit la cloche en 1630.
Famille de La Roque - Coseigneurs du château
Blason visible sur les arcades.
Richelieu - Cardinal et ministre
Ordonna l’écrêtement du donjon.
Origine et histoire
Le château de Laroque est une forteresse médiévale édifiée entre les XIe et XIIe siècles, située dans le village du même nom, dans le département de l'Hérault. Ancien poste de guet stratégique, il surveillait l’accès à la vallée de l’Hérault et se dresse toujours au-dessus du village. Son architecture comprend un donjon pentagonal de 27 mètres (initialement 36 mètres avant son écrêtement sur ordre de Richelieu), un corps de logis des XIIe-XIIIe siècles, et une chapelle castrale romane du XIe siècle, agrandie au XIVe siècle. La chapelle abrite une cloche classée depuis 1942, offerte en 1630 par Bertrand de Saussan, coseigneur du lieu.
Le château a subi des modifications majeures, notamment la réduction de son donjon après les Guerres de Rohan, et des remaniements au XVIe siècle pour la demeure seigneuriale. Ses éléments protégés depuis 1979 incluent l’escalier d’accès, les façades, les toitures, et la chapelle. La chapelle castrale, partiellement construite dans une ancienne échauguette militaire, conserve des traces architecturales lombardes et des mâchicoulis. Le blason de la famille de La Roque, coseigneurs, est encore visible sur les arcades de la demeure.
Mentionné pour la première fois en 1108 dans le cartulaire de Cahors, puis en 1170 dans celui de l’abbaye d’Aniane, le château illustre l’importance stratégique des places fortes en Languedoc durant le Moyen Âge central. Aujourd’hui, il mêle vestiges médiévaux (tours semi-circulaires, fenêtres géminées) et ajouts postérieurs, comme la sacristie installée dans une échauguette. Le site, partiellement propriété communale, conserve aussi une cuve baptismale en pierre issue de la chapelle.
L’édifice reflète les dynamiques seigneuriales locales, avec des familles comme les de La Roque ou les de Saussan jouant un rôle clé dans son histoire. La cloche, classée monument historique, symbolise le lien entre pouvoir religieux et militaire, typique des châteaux castraux de l’époque. Les arcatures lombardes de la chapelle rappellent les influences architecturales romanes en Occitanie.
La protection juridique du château, intervenue en 1979, couvre des éléments clés comme le donjon remanié, les façades du corps de logis, et la chapelle. Ces mesures soulignent sa valeur patrimoniale, à la fois militaire (poste de guet), religieuse (chapelle castrale), et seigneuriale (demeure et blason). Le site reste un témoignage des transformations politiques et architecturales entre Moyen Âge et époque moderne.
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