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Château-fort de Seyssuel dans l'Isère

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château fort
Isère

Château-fort de Seyssuel

    1-127 Chemin des Gardières
    38200 Seyssuel
Crédit photo : Lelutinmalin - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIIe siècle (date indéterminée)
Incendie par Jean de Torchefelon
XVIe siècle
Démantèlement par les huguenots
19 mai 1994
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges du château (cad. B 708 à 716, 721) : inscription par arrêté du 19 mai 1994

Personnages clés

Jean de Torchefelon - Seigneur de Montcarra Incendia le château au XIIe siècle.
Thibaud de Rougemont - Archevêque de Vienne En conflit avec Jean de Torchefelon.

Origine et histoire

Le château de Seyssuel est un ancien château épiscopal construit au XIIe siècle sur un rocher dominant le Rhône, dans la commune de Seyssuel (Isère). Également appelé « château de la Roche-Piquée », il était une forteresse stratégique entre Vienne et Lyon, aujourd’hui accessible uniquement par des sentiers pédestres. Ses ruines, parmi les mieux conservées du département, sont protégées depuis 1994.

Le château fut incendié au XIIe siècle par Jean de Torchefelon, seigneur de Montcarra, en conflit avec l’archevêque Thibaud de Rougemont qui exigeait sa vassalité. Reconstruit, il survécut intact jusqu’au XVIe siècle, quand les huguenots s’en emparèrent pendant les guerres de religion et le démantelèrent définitivement. Le site, jamais reconstruit, appartient aujourd’hui à un propriétaire privé.

Les vestiges visibles incluent le donjon carré et des pans de murs du corps de logis principal. Le château surplombe l’autoroute A7 et la ligne ferroviaire Paris-Lyon-Marseille, témoignant de son rôle historique de contrôle des axes de communication. Son histoire est documentée dans des travaux comme ceux de Marcel Paillaret (1993), qui détaille son lien avec les archevêques de Vienne.

Classé monument historique en 1994, le site est une propriété privée dont seules les extérieures sont accessibles. Son état de conservation en fait un exemple remarquable de l’architecture castrale médiévale en Isère, malgré son abandon après les guerres de religion.

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