Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Périlhac dans le Tarn

Tarn

Château de Périlhac

    4 Perillac
    81140 Penne

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1168
Don aux Templiers
XIIIe-XIVe siècles
Construction du nouveau château
XVe siècle
Extension du château
XVIIIe-XIXe siècles
Destruction partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Seigneur de Penne (1168) - Donateur du site Cède le domaine aux Templiers.
Riquier de Penne - Seigneur local Détient des revenus en 1176.

Origine et histoire

Le château de Périlhac, aussi appelé château de Périllac, est implanté sur un site probablement occupé dès l’Antiquité par un oppidum. Sa première mention écrite remonte à 1168, lorsque le seigneur de Penne en fait don à l’Ordre du Temple, déjà présent dans la commanderie voisine de Vaour. Ce don, qualifié de « métairie », marque le début de l’histoire templière du lieu. En 1176, le seigneur Riquier de Penne conserve encore des droits sur le domaine, percevant un revenu de 12 deniers.

La construction du château s’effectue en plusieurs phases. Dès l’acquisition par les Templiers, une motte castrale surmontée d’un donjon est édifiée. Aux XIIIe et XIVe siècles, un nouveau château fort est bâti à une dizaine de mètres à l’ouest du premier. Au XVe siècle, un troisième bâtiment est adjoint à cette forteresse. Entre les XVIIIe et XIXe siècles, une partie des structures est rasée lorsque le domaine se transforme en exploitation agricole, tandis que la motte castrale tombe en ruine.

Architecturalement, le site se divise en deux ensembles distincts. La motte castrale, aujourd’hui ruinée, était probablement composée d’un donjon et d’une chapelle templière. Le second édifice, orienté nord-sud, comprend un corps de logis flanqué d’un donjon partiellement arasé, avec des éléments défensifs comme des meurtrières et des vestiges d’un escalier à vis. Le rez-de-chaussée originel, enterré par le comblement d’un fossé, conserve des traces de cheminées médiévales et de fenêtres Renaissance. Une exploitation verrière, active aux XVe et XVIe siècles, est également attestée sur le site, reflétant les activités économiques de la forêt de Grésigne.

Liens externes