Première mention écrite 1201 (≈ 1201)
Synagogue citée dans les archives.
limite XIIe-XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale limite XIIe-XIIIe siècle (≈ 1350)
Période des vestiges conservés.
1365
Transfert de la communauté
Transfert de la communauté 1365 (≈ 1365)
Abandon partiel du site cultuel.
1395
Expulsion des Juifs
Expulsion des Juifs 1395 (≈ 1395)
Fin définitive de l’usage juif.
3e quart XVIIIe siècle
Remaniement architectural
Remaniement architectural 3e quart XVIIIe siècle (≈ 1862)
Intégration dans un hôtel particulier.
2002-2004
Protection Monument Historique
Protection Monument Historique 2002-2004 (≈ 2003)
Classement et inscription officiels.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire
La synagogue de Montpellier est l’un des rares témoignages architecturaux de la présence juive médiévale en Occitanie. Ses vestiges, conservés dans les caves d’un hôtel particulier des XVIIe-XVIIIe siècles, comprennent une salle basse, un bain rituel (mikveh) alimenté par la nappe phréatique, et des conduits voûtés reliant ces espaces. Ces éléments, datés des XIIe et XIIIe siècles, formaient un ensemble cultuel hébraïque presque intact, utilisé jusqu’en 1365 avant le transfert de la communauté vers un autre quartier.
Le site fut mentionné pour la première fois en 1201 comme la « première synagogue de Montpellier », active jusqu’à l’expulsion des Juifs du royaume en 1395. Les deux maisons préexistantes furent remodelées au XVIIIe siècle, intégrant les vestiges médiévaux dans leur structure. Le mikveh, pièce maîtresse du complexe, illustre les pratiques religieuses juives de l’époque, tandis que les cloisonnements ultérieurs reflètent les réaffectations successives des lieux après la disparition de la communauté.
Classé Monument Historique en 2002 et 2004, l’édifice protège à la fois les immeubles abritant les vestiges (y compris l’ancienne venelle) et le mikveh en totalité. La propriété, partagée entre la commune et des particuliers, témoigne de la stratification historique du quartier, entre héritage médiéval et transformations modernes. L’adresse actuelle, 1 rue Barralerie, correspond à l’emplacement originel de la juiverie montpelliéraine.
La précision de localisation (notée 5/10) et les sources iconographiques, comme les photos sous licence Creative Commons, complètent la documentation archivistique. Les éléments protégés soulignent l’importance patrimoniale du site, unique en son genre pour la région Occitanie. L’absence de mention d’ouverture au public laisse supposer un accès restreint, lié à son intégration dans un îlot urbain dense.