Frise chronologique
1911-1914
Sculpture du monument
Sculpture du monument
1911-1914 (≈ 1913)
Création par Jacob Epstein pour Helen Carew.
1950
Inhumation de Robert Ross
Inhumation de Robert Ross
1950 (≈ 1950)
Cendres de l'exécuteur testamentaire ajoutées.
1961
Vandalisme des testicules
Vandalisme des testicules
1961 (≈ 1961)
Destruction par deux visiteuses britanniques.
10 mars 1995
Classement monument historique
Classement monument historique
10 mars 1995 (≈ 1995)
Protection officielle par arrêté ministériel.
2000
Prothèse en argent
Prothèse en argent
2000 (≈ 2000)
Remplacement par Leon Johnson.
2011
Restauration complète
Restauration complète
2011 (≈ 2011)
Financée par la famille Wilde et l'Irlande.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Oscar Wilde - Écrivain irlandais |
Titulaire de la tombe, figure littéraire majeure. |
| Jacob Epstein - Sculpteur américain |
Auteur du monument *Flying Demon Angel*. |
| Helen Carew - Admiratrice et mécène |
Finança la sculpture de la tombe. |
| Robert Ross - Amant et exécuteur testamentaire |
Ses cendres y reposent depuis 1950. |
| Leon Johnson - Artiste contemporain |
Auteur de la prothèse en argent (2000). |
Origine et histoire
La tombe d'Oscar Wilde, intitulée Flying Demon Angel (« ange-démon volant »), est une œuvre monumentale située dans le cimetière du Père-Lachaise, à Paris (20e arrondissement). Sculptée entre 1911 et 1914 par Jacob Epstein, un artiste américain, elle fut financée par Helen Carew, une admiratrice de l’écrivain irlandais. Le monument, taillé dans un bloc de 20 tonnes de Hopton Wood Stone, s’inspire d’un taureau ailé assyrien exposé au British Museum. Il abrite aussi, depuis 1950, les cendres de Robert Ross, amant et exécuteur testamentaire de Wilde.
À son inauguration, l’œuvre provoqua un scandale en raison des parties génitales proéminentes de l’ange, jugées indécentes. Une anecdote rapportée raconte qu’en 1961, deux visiteuses britanniques, choquées, brisèrent les testicules de la statue avec des pierres. Les fragments servirent même de presse-papier au conservateur du cimetière pendant deux ans. Ce détail, combiné à la tradition des baisers laissés en rouge à lèvres par les admirateurs depuis les années 1990, a contribué à la légende romantique et subversive du monument.
Classé monument historique en 1995 (concession à perpétuité n°55 PA 1909), le tombeau fut restauré en 2011 grâce à la famille Wilde et au gouvernement irlandais. Les attributs manquants, comme le sexe du sphinx amputé en 1961, furent partiellement reconstitués en 2000 par une prothèse en argent, idée de l’artiste Leon Johnson. Pour préserver l’œuvre, des vitres plastiques de deux mètres furent installées en 2011, mettant fin aux dépôts de rouge à lèvres.
Le monument incarne aujourd’hui un symbole à la fois littéraire, artistique et LGBTQ+, attirant des milliers de visiteurs chaque année. Son style audacieux, mêlant influences assyriennes et modernité, ainsi que son histoire mouvementée, en font un lieu de pèlerinage unique au Père-Lachaise. Les controverses passées et les hommages contemporains soulignent son statut d’icône culturelle, bien au-delà de la simple sépulture.